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Quick s'engage en faveur de l'emploi des seniors et de l'égalité professionnelle

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ÉGALITÉ ET DIVERSITÉ

Quick s'engage en faveur de l'emploi des seniors et de l'égalité professionnelle

La chaîne de restauration rapide Quick a conclu, le 15 novembre avec l’ensemble des organisations syndicales à l’exception de la CGT, deux accords triennaux, l’un sur l’emploi des seniors et l’autre sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

04/02/2013 Liaisons Sociales Quotidien, 04/02/2013

L’accord sur l’emploi des seniors, signé le 15 novembre par la direction Quick et la CFE-CGC, la CFDT et FO, prévoit des dispositions dont l’objet est de « développer l’employabilité de chaque salarié tout au long de sa carrière en lui donnant les moyens de développer ses compétences et de les transmettre » tout en tenant compte « des contraintes physiques pour organiser le travail au mieux des possibilités des seniors ». L’accord sur l’égalité professionnelle , conclu aussi le 15 novembre avec les mêmes organisations syndicales, accorde une large part aux mesures en faveur du retour à l’emploi des salariés en congé maternité, d’adoption ou congé parental d’éducation ainsi qu’à celles relatives au renforcement de la conciliation vie familiale/vie professionnelle. Ces deux accords s’appliquent aux 3 553 salariés répartis dans les 74 restaurants et le siège social. Ils ne visent pas les franchisés, lesquels en tant que commerçants indépendants, définissent leur politique sociale.

Développer l’employabilité des seniors et...

Au préalable, les signataires se fixent pour objectif de maintenir dans leur emploi les seniors de 55 ans et plus présents à la date de signature de l’accord (42 salariés, soit 1,1 % de l’effectif), sous réserve d’un déroulement normal de leur contrat, et de disposer dans ses effectifs d’un nombre de salariés d’au moins 55 ans égal au minimum à 42. Pour développer l’employabilité des seniors, l’accord prévoit notamment de mieux anticiper l’évolution de leurs carrières professionnelles par la réalisation d’un entretien de deuxième partie de carrière pour les salariés de 50 ans et plus. L’objet est de faire un point sur son activité professionnelle et ses souhaits d’évolution professionnelle. Un nouvel entretien sera proposé trois ans après celui-ci.

La DRH devra aussi informer etaccompagner les salariés de 50 ans et plus dans leurs demandes de validation des acquis de l’expérience (VAE) ou de bilans de compétences. Parmi les actions relatives à l’employabilité, l’accent est aussi mis sur la formation professionnelle, de sorte « à ce que les salariés âgés de 50 ans et plus bénéficient d’actions de formation professionnelle dans les mêmes proportions que les salariés de moins de 50 ans ». L’entreprise précise également que « le contrat de professionnalisation doit être un dispositif prioritaire pour la réinsertion des seniors sans qualification et privés d’emploi ». Enfin, les signataires s’engagent à proposer à 80 % des salariés atteignant l’âge de 50 et plus travaillant dans un restaurant une formation relative aux gestes et postures. Notons également que les actions de tutorat réalisées par les seniors seront valorisées par la mise en place d’un dispositif de reconnaissance de cette mission.

...améliorer leurs conditions de travail

Afin de garantir aux seniors « une évolution et une continuité d’activité jusqu’à leur fin de carrière », l’accord prévoit, pour les salariés de 50 ans et plus ayant une ancienneté dans l’entreprise de plus de 15 ans, ou de plus de 30 ans dans la branche, la possibilité d’un retour progressif aux heures de travail de jour et une diminution des heures de travail de nuit. L’employeur disposera d’un délai de deux mois à compter de la réception de la demande du salarié pour y répondre.
En outre, pour les seniors de 55 ans et plus répondant aux mêmes conditions d’ancienneté que précédemment et travaillant dans les restaurants au grill, en salle ou en caisse, un aménagement de l’organisation du travail pourra être accordé. Celui-ci peut par exemple s’organiser, selon l’accord, sur un rythme de « cinq jours de travail, deux jours de repos ou une organisation permettant de limiter les ruptures de rythme trop fréquentes ». De plus, le directeur et les délégués du personnel de chaque restaurant devront intégrer, pour ces seniors, une période de pause supplémentaire rémunérée de 15 minutes après chaque rush (midi et soir) au cours de laquelle leur sera proposée une boisson chaude ou froide. S’agissant du suivi médical des seniors, l’entreprise communiquera aux médecins du travail les dispositions du présent accord afin de mettre un suivi individuel pour ceux exerçant des métiers opérationnels nécessitant des stations debout prolongées.

Des mesures en faveur de la parentalité

En sus des dispositions sur le recrutement, sur l’évolution professionnelle, sur l’égalité salariale ainsi que sur l’égalité de traitement entre les salariés à temps plein et à temps partiel, l’accord prévoit, au titre de l’égalité professionnelle, des mesures relatives au retour de congé maternité, d’adoption ou de congé parental d’éducation. Ainsi, le jour de la reprise de leur travail, les salariés ont droit à un entretien avec leur supérieur hiérarchique afin de « permettre une reprise de contact et de présenter les évolutions liées à l’établissement ». Ils bénéficient également dans les 20 jours suivant leur retour de l’un de ces congés, d’un entretien dont l’objectif est notamment d’aborder l’organisation du travail. Constatant, à ce titre, que cet entretien n’était pas toujours effectué suffisamment tôt, Quick s’engage à « organiser dans le délai d’un mois après la reprise 100 % de ces entretiens individuels ».

Par ailleurs, un aménagement des horaires de travail pourra être effectué pour les salariés de retour de congé maternité. Dans les restaurants, celui-ci pourra consister, à leur demande, en une reprise en matinée, en journée ou en soirée le mois suivant la reprise de travail, l’objectif fixé par les signataires étant de répondre favorablement à au moins 80 % des demandes d’adaptation des horaires de travail. Parmi les dispositions encourageant une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, il est prévu, pour les femmes enceintes, 20 minutes de pause si leur journée de travail effectif est inférieure à cinq heures et deux fois 20 minutes au-delà de cinq heures. Les signataires souhaitent aussi engager des discussions sur la possibilité de proposer aux salariés des Cesu lors de la négociation annuelle obligatoire en 2013. Enfin, l’entreprise rédigera un guide de la parentalité afin « d’expliquer aux salariés les différentes dispositions existant chez Quick ».

Accords Quick du 15 novembre relatifs à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et l’emploi des seniors
www.wk-rh.fr/actualites/upload/2012-11-15-quick.pdf