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Des cadres en quête d’équilibre entre vie perso et pro

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Qualité de vie au travail

Des cadres en quête d’équilibre entre vie perso et pro

Cap Enfants s’est intéressé aux critères favorisant l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle chez les cadres. En tête des solutions proposées, une bonne ambiance de travail, une organisation sans pression et un management bienveillant.  

par Adeline Farge, avec Amandine Nilles 17/07/2017 Liaisons Sociales Magazine

Les salariés ne veulent pas faire passer leur vie privée au second plan. Selon l’étude du réseau de Crèches Cap Enfants, présentée début juillet, 75% des cadres interrogés souhaitent simplement travailler assez pour s’assurer un train de vie leur permettant de s’épanouir dans leur sphère familiale.

Un résultat obtenu auprès de 2.000 cadres, DRH et employeurs qui reste cependant à nuancer. En effet, les professionnels qui se disent peu investis dans leur boulot sont quatre fois moins nombreux que les irréductibles carriéristes.

Pas moins de 20% des personnes interrogées avouent ainsi être prêtes à sacrifier leur vie privée pour réussir leur carrière professionnelle. Parmi elles, les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes.

Seconde idée reçue à réviser, les horaires de travail. Seuls 20% des cadres se plaignent de leur amplitude de travail, un taux passant à 31% dans les entreprises où les horaires décalés sont plus fréquents.

Dégradation de l'équiliibre vie pro, vie perso

« Le ras-le-bol sur les horaires de travail est loin d’être généralisé. Les cadres considèrent qu’ils travaillent beaucoup à partir de 44,7 heures par semaine en moyenne. Mais prendre un coup de fil, écrire un mail, consulter un document en dehors du bureau n’est pas à comptabiliser comme du temps de travail dans leur esprit », analyse Eric Matarasso, Directeur associé de 4 ventsgroup, l'agence de conseil en communication et marketing, en charge de cette étude.

13% des cadres constatent  toutefois une nette dégradation de leur équilibre vie privée et vie professionnelle au cours de ces trois dernières années. Alors que la frontière entre ces deux sphères s’estompe progressivement, près de 70% des répondants pointent en tête des critères favorisant la conciliation des temps de vie, la bonne ambiance avec les collaborateurs ou encore un management bienveillant et sans pression excessive.

Tandis que 66% insistent sur l'importance de la souplesse des horaires de travail et sur la variété de leurs missions. Loin derrière, sont cités la multiplication des jours de congés et l'absence de stress concernant la garde des enfants, par respectivement 17 et 27% des cadres.« Le télétravail se développe et il est plus difficile de maintenir les liens avec les collaborateurs. Il n'est donc pas étonnant que les relations avec les collégues et les managers soient analysées comme le facteur qui a le plus d’impacts sur la conciliation entre vie privée et vie perso", constate Eric Mararasso.

DRH mal notés

"Les cadres ne raisonnent plus en terme d’opposition, ajoute-t-il. La clé de leur épanouissement est la cohérence et la complémentarité entre ces deux sphères. » Au cours de cette étude centrée sur les difficultés de conciliation des temps, les cadres ont aussi été amenés à noter l’investissement de leur direction des ressources humaines en faveur de leur épanouissement.

Et les résultats ne sont pas glorieux. Sur cette thématique, les DRH ne décrochent qu’un faible 11/20. Et plus l’entreprise est modeste, plus la DRH est critiquée. Un résultat à rapprocher du fait qu’elle négocie moins d’accord sur le sujet. Dans les entreprises de 51 à 200 salariés, la DRH serait deux fois moins impliquée sur le sujet de la conciliation vie privée et vie professionnelle que dans les groupes de plus de 5000 salariés (15% contre 7%).

Les avantages sociaux sans impact

Certains DRH proposent des avantages sociaux, comme des réductions sur les achats, un restaurant d’entreprise, l’accès aux loisirs et aux clubs de sports, l’aide au logement ou encore une conciergerie et une crèche d’entreprise. 34% des cadres jugent que cet effort n’a aucun impact sur l’amélioration de l’équilibre entre leurs vies privée et professionnelle. A l’exception de la création d'un restaurant et d'une crèche d’entreprise.

Ainsi, 70% des répondants ayant un enfant en crèche d’entreprises déclarent que ce système les aide à être plus efficace dans leur travail et à évoluer plus facilement professionnellement, tandis que 58% confient qu’il facilite la recherche de leur équilibre personnel.

Un résultat qui vient opportunément soutenir l'activité de Crèches Cap Enfants, le commanditaire de l'enquête. « Dans certaines régions, les collaborateurs ont des difficultés à trouver un mode de garde. Les entreprises prennent conscience de la nécessité de s’emparer de ce sujet pour assurer la qualité de vie au travail de leurs équipes, estime Claudia Kespy-Yahi, fondatrice et dirigeante des Crèches Cap Enfants.

La spécialiste des crèches d’entreprise oublie qu’il existe d’autres voies pour régler le problème. « Avoir des managers bienveillants dont le but premier est de faciliter la vie des collaborateurs peut aussi être une solution. En réalité un tiers des parents stressés le sont ponctuellement, lorsque leur progéniture est malade par exemple », estime Jean-Noël Chaintreuil, consultant en stratégie, management, gestion RH et réseaux sociaux. Certes, mais cette solution ne va pas dans le sens des intérêts bien compris de Cap Enfants…

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