L’idée selon laquelle les seniors seraient les acteurs tout trouvés pour assurer le tutorat dans l’entreprise ne va pas de soi. C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, Bernard Masingue, directeur de formation de Veolia Environnement, dans un rapport diligenté par le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi, Laurent Wauquiez. Pour autant, ce rôle leur conviendrait parfaitement. Il réglerait en partie leur maintien dans l’emploi et impulserait un management intergénérationnel des équipes de travail.
D’où la nécessaire mise en place d’une politique offensive et construite de la part des employeurs. Certains y sont parvenus. Le rapport cite, ainsi, en exemple, NGE, entreprise de travaux publics, CMI-MCF, une PME du Nord-Pas-de-Calais, spécialisée dans la mécanique lourde de précision, ou encore Bouygues Telecom. Leur approche, leur pratique et leurs modalités d’organisation du tutorat sont différentes. Mais elles ont toutes en commun, selon Bernard Masingue, quelques précautions préalables : ne pas avoir systématiser le senior dans un rôle de tuteur et d’avoir aidé le tuteur à prendre du recul sur son vécu professionnel pour mieux le transmettre.
Cette observation des différents modèles d’exercice du tutorat a permis à l’auteur d’énoncer quelques pistes visant à l’élargissement de cette pratique. Pourquoi, en effet, la limiter aux jeunes recrues ? Les tutorats peuvent potentiellement profiter non seulement à toutes les catégories d’emplois dans les entreprises (ouvriers, employés, maîtrise, cadres) mais aussi à des « tutorés externes » (clients, fournisseurs…). Et pourquoi la réserver à la seule évolution professionnelle ? Bernard Masingue conseille, ainsi, d’envisager le tutorat aussi comme un instrument de pérennisation des compétences. C’est ce qu’il appelle le tutorat d’héritage. Reste, ensuite, à l’organiser, à l’encadrer, à le valoriser en interne. Autant de principes expliqués et décrit dans ce rapport.
Rapport de Bernard Masingue
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- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
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