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Intrapreneuriat tout le monde y gagne !

Mise à profit de la créativité des salariés pour l’employeur ; opportunités d’évolution de carrière pour le salarié. Tout le monde semble avoir intérêt à l’intrapreneuriat. Rétribution, charge de travail, retour éventuel au poste d’origine… la démarche mérite d’être bien cadrée.  

par Rozenn Le Saint 31/08/2017 Entreprise & Carrières

Intrapreneuriat tout le monde y gagne !
© phonlamaiphoto-Adobe Stock

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Quitter son train-train quotidien pour prendre les habits de l’entrepreneur, vivre l’exaltation de voir son projet choisi, le faire grandir… Le tout sans prendre de risque, avec salaire garanti, assorti d’une prime. Le rêve de bon nombre de salariés semble se traduire en un mot : intrapreneuriat, conjonction d’ “interne” et d’ “entrepreneuriat”. Il s’agit de développer au sein même de l’entreprise des projets innovants, avec la bénédiction de la direction.

Plus de sept salariés sur dix interrogés par Deloitte se disent intéressés par l’intrapreneuriat, selon l’étude réalisée par la société de conseil auprès de 3 700 personnes, publiée le 13 juin dernier. Deux sur trois affirment être attirés par des entreprises qui ont mis en place un tel programme. Leur motivation ? Développer leurs compétences professionnelles pour un salarié sur quatre, travailler en autonomie et en indépendance pour un sur quatre et s’engager dans un challenge pour un sur cinq. Mais seul un peu plus d’un salarié sur dix a déjà pu mener à bien un projet par le biais de l’intrapreneuriat. Pourtant, ceux-ci la plébiscitent : neuf sur dix se disent prêts à se lancer de nouveau dans l’aventure.

Face au risque de fuite des talents

La demande est là. L’offre ne suit pas. Près de deux entreprises françaises sur trois ne proposent aucun programme d’intrapreneuriat. Par crainte de fuite des talents après avoir goûté à la joie d’entreprendre ? Elle existe : près de quatre salariés intrapreneurs sur dix ont prolongé l’expérience en se mettant à leur compte. La majorité de ces projets menés en interne sont liés au business de l’entreprise : 41 % concernent le lancement d’un nouveau produit, 22 % son amélioration, 18 % le développement d’une nouvelle technologie et 18 % également pour l’optimisation de l’entreprise.

Alors pour La Poste, mieux vaut laisser les portes ouvertes et faire de ces ex-intrapreneurs, de futurs partenaires commerciaux, plutôt que se priver des idées de la base. Qui mieux placé qu’un facteur, au contact des clients quotidiennement, pour développer de nouveaux services comme “Aniweedoo”, qui propose des promenades sportives pour chiens, alors que l’entreprise cherche justement à diversifier son activité face à la baisse du courrier ? « Les employés qui veulent poursuivre le déploiement de leur projet se maintiennent dans le réseau de leur employeur en général, cela reste dans l’intérêt de l’entreprise », assure Yancy Vaillant, enseignant-chercheur à la Toulouse business school.

Les employeurs peuvent aussi craindre le coût d’un tel programme. Car il ne suffit pas de se rendre compte qu’un conseiller Pôle emploi est le mieux placé pour optimiser la recherche des chômeurs. Encore faut-il lui en donner les moyens RH en l’accompagnant de développeurs, notamment, en termes de temps en lui proposant une mission au long cours et en créant un environnement en mode start-up. C’est également le schéma choisi par Homeserve quand les intrapreneurs sont des chargés d’assistance à la base. Quand ce sont des cadres, ils restent intégrés dans leur service et cette mission d’intrapreneuriat s’ajoute à leurs tâches habituelles.

Ce dernier cas inquiète Jean-François Foucard, secrétaire national chargé de l’emploi à la CFE-CGC. « Il est de bon ton de dire que l’on va libérer les cadres mais ils se retrouvent avec des tâches en plus de leur travail classique et rapidement, en surcharge de travail. À eux de se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle », estime-t-il.

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