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Qualification des chômeurs et besoins des entreprises : le Crédoc constate des discordances

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Emploi et chômage

Qualification des chômeurs et besoins des entreprises : le Crédoc constate des discordances

Vétérinaires, médecins, ingénieurs et cadres des télécommunications, aides à domicile : voici quelques-uns des métiers pour lesquels le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) relève de fortes difficultés de recrutement. Dans son étude publiée le 1er août 2017, il note que si la structure de la population des personnes actives en recherche d’emploi et celle des besoins de main-d’œuvre exprimés par les employeurs sont le plus souvent similaires, des écarts importants peuvent néanmoins exister pour certains métiers et qualifications.

06/09/2017 Liaisons Sociales Quotidien, 06/09/2017

Pour réduire le nombre de chômeurs, « il est acquis que les postes proposés devraient correspondre le plus possible aux qualifications réellement détenues par les personnes en recherche d’emploi », affirme le Crédoc dans une étude publiée le 1er août 2017. Néanmoins, elle constate que la qualification des chômeurs n’est « pas toujours en phase avec les besoins des entreprises ». Ainsi, par exemple, la main-d’œuvre manque s’agissant des ingénieurs et cadres (5,9 % des chômeurs et 9,1 % des besoins des entreprises) alors que les perspectives d’embauche sont insuffisantes pour les ouvriers qualifiés (22,4 % des chômeurs et 12,1 % des besoins).

32 % des projets de recrutement jugés difficiles en 2016

Selon le Crédoc, « lorsqu’on interroge les chefs d’entreprise sur leurs difficultés à recruter, 32 % des projets exprimés sont considérés comme difficiles en 2016 ». Il avance trois explications possibles : l’existence d’une pénurie de main-d’œuvre, un décalage entre les exigences des employeurs et la main­-d’œuvre disponible ou encore des coûts de mobilité trop élevés pour que le chômeur puisse accepter l’offre d’emploi. Certains métiers sont particulièrement concernés par des difficultés.

Ainsi, s’agissant des ingénieurs et cadres, les difficultés sont prégnantes dans les professions de santé (72 % de projets considérés comme difficiles pour les vétérinaires, 70,5 % pour les médecins, 63,5 % pour les dentistes, etc.) et les métiers des technologies de l’information (66% pour les ingénieurs en télécom, 62 % pour les ingénieurs en informatique).

Pour les techniciens et professions intermédiaires, le Crédoc relève peu de difficultés de recrutement. Toutefois, pour quatre métiers, plus de la moitié des intentions de recrutement sont considérées comme vraiment difficiles : diverses professions paramédicales (67,2 %), les représentants auprès des particuliers (63,6 %), les agents de maîtrise en mécanique et travail des métaux (62 %) et les chefs cuisiniers (58,9 %). Notons que le Crédoc précise que « ces métiers ne figurent cependant pas parmi les dix métiers les plus importants de cette qualification en termes de volumes de recrutement ».

Du côté des employés, la part de recrutements jugés difficiles est inférieure à la moyenne nationale mais certains métiers sont tout de même particulièrement difficiles à recruter. En effet, 60,5 % de projets de recrutement sont jugés difficiles pour les aides à domicile ou ménagères et 56,7 % pour les assistantes maternelles.

Des besoins en main-d’œuvre variables selon les régions

Le Crédoc note que l’Île-de-France « affiche une forte proportion des besoins en ingénieurs et cadres (21,4 %), en fort décalage avec le poids de cette qualification au sein des personnes en recherche d’emploi (12,2 %) ». Par conséquent, 41 % des projets d’embauches d’ingénieurs et cadres sont jugés difficiles. Cette région n’est pas la seule à afficher un écart important entre besoins en ingénieurs et cadre et poids de cette qualification au sein des chômeurs puisque près d’une région métropolitaine sur deux est concernée (dont les Hauts-de-France, la Normandie ou le Grand-Est). De même s’agissant des agents de maîtrise. Notons que la Corse présente une spécificité avec des besoins en ouvriers non qualifiés nettement supérieurs au nombre de personnes de ce profil en recherche d’emploi.

À l’inverse, pour les ouvriers qualifiés, on relève dans toutes les régions, à l’exception de la Corse, une part de personnes actives en recherche d’emploi supérieure aux besoins exprimés par les entreprises. Cette part est même plus de deux fois supérieure aux besoins des entreprises dans les régions Grand-Est et Hauts-de-France.

CRÉDOC, Consommation et modes de vie n° 293, août 2017
www.wk-rh.fr/actualites/upload/credoc-qualification-chomeur-besoin-entreprise-aout2017.pdf

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