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Prendre en compte l’impact humain pour réussir le changement

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Qualité de vie au travail

Prendre en compte l’impact humain pour réussir le changement

À peine terminée une transformation, les salariés en voient apparaître une autre qui modifie à nouveau leurs conditions de travail. Certaines entreprises se préoccupent de leur impact humain et les accompagnent en construisant des études pour mieux anticiper les risques, condition de réussite de leur mutation.

par Virginie Leblanc 13/09/2017 Entreprise & Carrières

Prendre en compte l’impact humain pour réussir le changement
© alphaspirit

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« Encore aujourd’hui, on constate que la plupart des changements n’atteignent pas le résultat attendu, déplore Jean-Pierre Brun, consultant associé au cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail Empreinte Humaine. Ils sont surtout vus sous l’angle de la performance, mais on ne regarde pas l’humain. »

Or, c’est un facteur clé du succès selon lui. Depuis une dizaine d’années, il propose aux entreprises d’organiser des études de faisabilité humaine, selon la terminologie retenue par son cabinet. Une approche d’autant plus nécessaire qu’avec le temps, « le changement devient la règle, partout, tout le temps. Mais il est peu professionnalisé dans les entreprises ».

Certaines font exception : Danone, par exemple, accompagné par le consultant, a formé des référents internes sur le sujet et pratique couramment ces études depuis plusieurs années.

Grille d'analyse. Et de plus en plus d’entreprises intègrent le sujet dans leurs accords de qualité de vie au travail (QVT), à l’instar d’Areva, qui avait intégré dès son accord de 2012 une grille d’analyse de l’impact humain des changements. La Maif propose, dans son deuxième accord sur ce thème, une grille d’analyse d’impact QVT, afin d’examiner, en amont des projets, les risques professionnels et notamment psychosociaux qui pourraient apparaître, avec des pistes d’actions construites avec les salariés.

Natixis, dans son accord QVT d’août 2016, reconnaît que les projets de transformation sont susceptibles de générer « inquiétude, stress, difficultés divers ». La banque s’engage à mettre à disposition des chefs de projet, managers, RH, un kit d’accompagnement du changement pour prendre en compte la dimension humaine. Orange, dans son accord de méthodologie de juin 2016 sur l’évaluation et l’adaptation de la charge de travail, fournit également une boîte à outils aux chefs de projet afin d’analyser les impacts des projets sur le travail et la charge. EDF et Bayer sont également outillées.

Ce n’est pas un hasard. « À la suite de l’émergence de la problématique des RPS, et à la multiplication de projets de transformations ayant suscité des demandes d’expertises CHSCT, les études d’impact humain ont trouvé écho auprès des entreprises pour éviter des suspensions de projet, relate Ludovic Bugand, chargé de mission à l’Anact (département Expérimentations et développement outils et méthodes, Edom). La difficulté est...

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