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Les troubles psychosociaux, bien reconnus par la Cnam

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SANTÉ AU TRAVAIL

Les troubles psychosociaux, bien reconnus par la Cnam

La direction des risques professionnels (DRP) de la Cnam a apporté, le 16 janvier, un nouvel éclairage sur les affections psychiques liées au travail et leur prise en charge.

24/01/2018 Protection Sociale Informations, 24/01/2018

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Avec sa dernière étude « Santé Travail : enjeux & actions », la branche AT-MP veut contrer l’idée reçue selon laquelle les troubles psychosociaux (TPS) - dépression, troubles anxieux, états de stress post-traumatique - liés au travail seraient peu reconnus en France. En 2016, plus de 10 000 cas ont été pris en compte au titre des accidents du travail (AT), ce qui représente 1,6 % des AT avec arrêt. Ces chiffres sont en hausse, dans un contexte général de baisse de la sinistralité au travail : la progression atteignait 10 % par an de 2011 à 2014, 5 % en 2015, puis 1 % en 2016. 596 cas ont aussi été déclarés maladies professionnelles (MP) en 2016, soit sept fois plus qu’il y a cinq ans. Les affections psychiques concernent majoritairement des femmes (60 %), employées, âgées en moyenne de 40 ans. Le secteur médico-social concentre près de 20 % des accidents psychiques et représente, avec les transports de voyageurs et le commerce de détail, près de la moitié des TPS liés au travail reconnus en 2016. La durée moyenne d’arrêt est de 112 jours pour les TPS reconnus en AT et 400 jours pour ceux au titre des MP. Leur prise en charge a donc représenté un coût de 230 M€ pour la branche AT-MP en 2016. Une facture à relativiser face au poids des lombalgies (1 Md€) et des troubles musculo-squelettiques (800 M€), selon Marine Jeantet, la directrice des risques professionnels.

Malgré tout, la DRP souhaite monter en puissance dans la prévention des risques psychosociaux (RPS), prioritairement dans les secteurs les plus à risque. Elle a déjà développé des supports d’information et des formations avec l’INRS, ainsi que des initiatives régionales avec les Aract, les Direccte et les services de santé au travail. Mais il faudrait aller plus loin, selon Hervé Laubertie, responsable de la prévention à la DRP, car trop d’employeurs éprouvent encore des difficultés à passer du diagnostic à l’action. Une démarche de sensibilisation des entreprises montrant un absentéisme lié à des RPS supérieur à la moyenne de leur secteur est en cours. Enfin, la branche AT-MP veut renforcer l’accompagnement des victimes, en encourageant la déclaration des sinistres grâce à une meilleure information des salariés et des médecins traitants. Mais de nouvelles modalités d’accompagnement sont aussi à l’étude : un coaching pour le retour à l’emploi pourrait être expérimenté à l’avenir.

VERS UN NOUVEAU TABLEAU ?
Une proposition de loi de La France insoumise est examinée, ce 24 janvier, en commission des Affaires sociales à l’Assemblée. Elle vise à créer un tableau de maladie professionnelle relatif aux affections psychiques. La directrice, Marine Jeantet, qui a été auditionnée par le rapporteur, a mis en garde contre l’effet pervers d’une restriction possible dans la reconnaissance en MP.

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