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La hausse des contrats de professionnalisation s’est poursuivie en 2016

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EMPLOI ET CHÔMAGE

La hausse des contrats de professionnalisation s’est poursuivie en 2016

La reprise des embauches en contrat de professionnalisation, relancée en 2014, s’est confirmée en 2016. En effet, une étude de la Dares du 1er mars 2018 révèle que le nombre des entrées dans le dispositif en 2016 a augmenté de 5,1 % par rapport à l’année 2015. Cette progression a été particulièrement sensible dans la construction et au profit des salariés de 26 ans ou plus qui représentant près d’un quart des embauches. Autre élément notable, la part des recrutements en contrat de professionnalisation à durée indéterminée a reculé à 5 %.

21/03/2018 Liaisons Sociales Quotidien, 21/03/2018

195 326 embauches ont pris la forme d’un contrat de professionnalisation en 2016, contre 185 874 en 2015, soit une hausse de 5,1 %. Tels sont les chiffres constatés par la Dares dans une étude publiée le 1er mars, qui met aussi en avant les bons résultats du dispositif en termes d’insertion. En effet, 73 % des personnes sorties du dispositif en 2015 étaient en emploi après six mois. Parmi eux, 60 % occupent un emploi durable et 57 % sont restés chez le même employeur.

Une hausse marquée dans tous les secteurs...

Après huit années consécutives de baisse, les embauches en contrat de professionnalisation ont connu une hausse de 16,7 % dans la construction. Elles ont également progressé dans l’industrie (+ 2,2 %) ainsi que dans le tertiaire (+ 5,2 %), qui représente à lui seul 80,2 % des nouveaux contrats de professionnalisation. Au sein de ce secteur, l’augmentation est particulièrement forte dans l’industrie chimique et pharmaceutique où elle atteint 16,1 %.

Par ailleurs, les recrutements ont été dynamiques dans les petites entreprises. Celles de 0 à quatre salariés enregistrent 15,5 % d’embauches en plus, et celles de 50 à 250 salariés, 8,3 %. Cependant les sociétés employant plus de 250 salariés réalisent toujours un tiers des embauches.

... qui profite particulièrement aux 26 ans et plus

La part des recrutements de bénéficiaires de 26 ans et plus a progressé de 12 points entre 2006 à 2016 et atteint 24 %. Sur la seule année 2016, la hausse s’élève à 7,3 %, contre 4,4 % pour les moins de 26 ans. Ainsi, les bénéficiaires de 26 à 44 ans représentent 21 % des entrées dans le dispositif et leurs embauches ont progressé de 6,5 % en un an. Les personnes de 45 ans ou plus sont aussi 12,6 % de plus qu’en 2015, mais elles ne représentent que 3 % des bénéficiaires. Quant au niveau de diplôme à l’entrée du contrat de professionnalisation, il continue à s’élever. Ainsi, 46 % des personnes embauchées sont titulaires d’un diplôme de niveau bac + 2 ou plus (+ 8,4 %).

Par ailleurs, la part des recrutements en contrat à durée indéterminée (CDI) continue de reculer. Seuls 5,1 % des contrats signés en 2016 sont des CDI, contre 33 % en 2006, et les CDD d’un an ou moins restent de loin les plus fréquents (64 %).

Des formations plus longues En 2016, alors que la durée moyenne des contrats est presque stable (13,7 mois), celle des formations s’est allongée. Leur durée moyenne est passée de 589 heures en 2015 à 600 heures en 2016. Ainsi, la durée de la formation représente en moyenne 28 % de celle du contrat, soit un point de plus qu’en 2015. 24,5 % des formations ont duré 800 heures ou plus en 2016, soit 9,3 % de plus qu’en 2015. Au contraire, celles de moins de 200 heures ont reculé de 21,9 % et ne représentent plus que 5,9 % des actions de professionnalisation. Selon la Dares, cet allongement s’explique en partie par la hausse du niveau de qualification des bénéficiaires et des certifications visées, qui impliquent des formations plus longues.

74 % des bénéficiaires visent un diplôme ou un titre reconnu par l’État et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ; 11,8 %, l’obtention d’un CQP ; et 14,2 %, une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective. Par ailleurs, il est fréquent que les formations suivies ne relèvent pas de l’activité principale de l’employeur. Ceci explique que 82 % des nouveaux embauchés en 2016 préparent une qualification dans le domaine des services, notamment dans le commerce ou la vente (33 %).

DARES Résultats n° 009, mars 2018
www.wk-rh.fr/actualites/upload/dares-resultats-009-contrat-pro-01032018.pdf

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