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L’Insee prévoit un ralentissement de la croissance au premier semestre 2018

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ECONOMIE ET CONJONCTURE

L’Insee prévoit un ralentissement de la croissance au premier semestre 2018

Dans sa note de conjoncture publiée le 20 mars, l’Insee pronostique une « cadence soutenue » de l’économie en prévoyant une hausse de l’activité qui atteindrait 0,4 % par trimestre d’ici mi-juin 2018. Cette croissance permettrait à l’emploi marchand d’augmenter de 129000 postes au premier semestre.

23/03/2018 Liaisons Sociales Quotidien, 23/03/2018

L’Insee annonce, dans sa note de conjoncture diffusée le 20 mars, une légère décélération de la croissance en France, avec un PIB qui progresserait de 0,4 % au premier comme au deuxième trimestre (après + 0,6 % au quatrième trimestre 2017). Cette conjoncture néanmoins favorable entraînerait une progression de l’emploi total avec 113 000 postes créés d’ici mi-juin 2018. Le chômage resterait quant à lui inchangé pour atteindre un taux de 8,9 % en France (y compris DOM), soit 0,5 % de moins qu’un an plus tôt.

L’activité dans la zone euro demeurerait solide

Profitant de « l’embellie conjoncturelle mondiale », l’activité dans la plupart des pays émergents accélérerait d’ici la mi-2018. L’activité russe resterait dynamique et la croissance « reprendrait de l’élan » au Brésil. En Chine, l’activité ralentirait « un peu d’ici mi-2018, à + 1,5 % par trimestre dans le sillage de la demande intérieure ».

Dans les économies avancées, la croissance aux États-Unis atteindrait + 0,6 % au premier trimestre, « freinée par un ralentissement des exportations et de la consommation » puis rebondirait au deuxième, à + 0,8 %, « sous les premiers effets de la réforme fiscale votée en fin d’année 2017 ». Au Japon, l’activité accélérerait un peu (+ 0,3 % par trimestre), soutenue par la demande intérieure. En revanche, la croissance continuerait de décélérer au Royaume-Uni (+ 0,3 % par trimestre), « la hausse passée de l’inflation continuant de peser sur la consommation des ménages ».

Dans la zone euro, l’activité économique resterait soutenue d’ici mi-2018 (+ 0,5 % par trimestre), « malgré le léger essoufflement de la construction ». Elle ralentirait légèrement en Allemagne (+ 0,6 % puis + 0,5 % aux premier et deuxième trimestres) et en Espagne (+ 0,7 % puis + 0,6 %), tandis qu’elle continuerait de progresser à « une cadence assez soutenue » en Italie (+ 0,4 % par trimestre). Ce scénario, souligne l’Insee, est soumis à de nombreux « aléas » liés notamment aux incertitudes politiques en Europe qui portent sur les suites des élections italiennes, sur la situation en Catalogne ainsi que sur les modalités du Brexit.

L’économie française ralentirait légèrement

En France, l’activité « tout en gardant une cadence soutenue » progresserait à un rythme un peu moins élevé d’ici mi-2018 (+ 0,4 % par trimestre), après + 0,6 % au quatrième trimestre 2017. Mi-2018, l’acquis de croissance annuelle serait de + 1,6 %.

Par ailleurs, souligne l’Insee, la consommation des ménages conserverait un rythme modéré (+ 0,3 % puis + 0,4 %). En effet, malgré des revenus d’activité dynamiques, le pouvoir d’achat marquerait ponctuellement le pas au premier trimestre du fait d’un regain d’inflation (+ 1,6 % à la mi-2018) lié à l’augmentation de la fiscalité directe.

Le taux de chômage resterait inchangé

D’ici à la mi-2018, l’emploi marchand non agricole continuerait d’augmenter solidement : + 129 000 postes, après + 124 000 au deuxième semestre 2017. Les mesures générales d’allégement du coût du travail auraient un effet globalement neutre, souligne l’Insee. Le crédit d’impôt sur la compétitivité et l’emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS) continueraient ainsi d’enrichir la croissance en emplois, d’environ 15 000 emplois au premier semestre 2018, soit légèrement moins qu’en fin d’année 2017. En revanche, la non-reconduction de la prime à l’embauche pour les PME au-delà 30 juin 2017 continuerait début 2018 de peser sur l’emploi.

Dans le secteur non marchand, l’emploi reculerait à nouveau au premier semestre 2018 (- 21 000, après - 13 000 au deuxième semestre 2017), du fait de la réduction du nombre de contrats aidés (- 49 000 en première moitié d’année 2018).

Au final, l’emploi total augmenterait de 113 000 au premier semestre 2018 (après + 114 000 au deuxième semestre 2017). La hausse de l’emploi étant proche de celle de la population active, le taux de chômage resterait inchangé. Il s’établirait ainsi à 8,9 % en France, comme fin 2017, soit 0,5 % de moins que mi-2017.

INSEE, Note de conjoncture, mars 2018
www.wk-rh.fr/actualites/upload/note-conjoncture-insee-mars2018.pdf

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