Depuis cet automne, les partenaires sociaux du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ont engagé une âpre négociation sur les modalités de départ en retraite. Pour dégraisser sans heurt, le CEA avait, depuis 1988, instauré des mises à la retraite d’office à 60 ans, en échange du versement d’une indemnité, défiscalisée, pouvant atteindre 16 mois de salaire et dégressive en cas de départ au-delà de 60 ans. Dés lors que ce départ devient à l’initiative du salarié, la direction estime que cette prime ne se justifie plus et propose de la ramener autour de quatre mois de salaire. « Le CEA doit conserver des règles de départ incitatives pour continuer à embaucher des jeunes », plaide a contrario Patrick Gramondi, délégué syndical central (CFDT) du CEA, en préconisant le maintien d’une prime en cas de départ à l’âge d’atteinte de la carrière complète. Sur la base de neuf à dix mois de salaire pour tenir compte du report d’âge. La CGT préconise, elle, de maintenir 16 mois pour tous, calculés sur la base du salaire moyen du CEA (soit 3 911 euros en 2007).
Autre pomme de discorde, la compensation des sujétions liées au travail en continu et aux contraintes de la radioprotection. Jusqu’à présent, ces dernières donnaient droit à une cessation anticipée d’activité jusqu’au départ en retraite. Sa durée était calculée sur la base d’une année d’anticipation pour cinq années de travail pénible, par rapport à l’âge de 60 ans. Côté CGT, Alain Hernandez souhaite que « cette référence demeure, alors que la direction préférerait entériner comme point de départ la date du départ à taux plein ». La direction souhaite surtout limiter la période d’inactivité en obligeant les salariés à liquider leur retraite dès l’atteinte du taux plein. « Moyennant quelles contreparties ? » demande Patrick Gramondi (CFDT). Réponse en juin, fin escomptée de cette négociation.
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L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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