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Plus d'un tiers des LGBT craignent de faire leur coming-out au boulot

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Etude

Plus d'un tiers des LGBT craignent de faire leur coming-out au boulot

Plus d'un tiers des LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel.les, transgenres…) considèrent que dévoiler son orientation sexuelle au travail constituerait un frein pour la carrière, selon les résultats d'une étude mondiale (plus de 4 000 répondants dans plus de 10 pays) dévoilée par le Boston Consulting Group (BCG) à l’occasion de la Journée Internationale du Coming Out, le 11 octobre.

12/10/2018 Fil AFP Liaisons Sociales

Affirmer son orientation sexuelle au travail est encore vécu comme un danger potentiel par 35 % des salarié(e)s LGBT sondé(e)s par le cabinet conseil en management Boston Consulting Group. Selon son étude, réalisée avec le soutien du magazine Têtu pour le volet français, 46 % des talents LGBT mentiraient volontairement, ou par omission, à leur manager sur leur orientation sexuelle lors de conversations informelles. En outre, 13 % privilégieraient leur ambition professionnelle, et accepteraient à contre coeur de travailler pour un projet dans un pays où l’homosexualité est criminalisée. Néanmoins, 50 % des sondés affirment avoir déjà fait leur coming-out au bureau, alors que 80 % d'entre eux se déclarent prêts à le faire.

Grands groupes et start-ups à la peine

La situation des LGBT diffère selon le pays et l'employeur, souligne aussi l'étude. Ainsi, parmi les pays gay-friendly en termes d’intégration professionnelle, le Royaume-Uni et les Pays-Bas arrivent en tête avec 90 % des LGBT qui se sentent à l’aise au travail. A l'opposé, l’Espagne et l’Italie ferment la marche avec plus de 30 % des LGBT qui s'estiment mal à l’aise dans leur milieu professionnel. La France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Mexique et le Brésil se situent dans le ventre mou du classement avec 75% des LGBT qui se sentent à l’aise. « Malgré une tendance positive à l’inclusion LGBT en entreprise, l’étude montre que la France est classée 7ème sur les 9 pays étudiés », précise le BCG.

Côté entreprises, les grands groupes et les start-ups attirent peu les LGBT, contrairement aux entreprises du secteur public et celles de la sphère associative. Ainsi, 58 % des répondants aimeraient travailler dans une grande entreprise, soit 11 points de moins que pour les non-LGBT. Les start-ups attirent, quant à elles, seulement 19 % des LGBT, contre 26 % des non-LGBT.

Culture inclusive

Pour les candidats LGBT, la culture inclusive de l'employeur arrive dans le top 3 des critères de sélection, devant, par exemple, le prestige de l’employeur. Elle arrive même en critère numéro un en Allemagne et en Amérique du Nord. Quel que soit le pays, indique l'étude, la culture inclusive se traduit par la non-discrimination et la garantie de ne pas avoir à travailler dans un pays hostile aux LGBT. Reste que ces deux critères ne suffisent pas à attirer les talents LGBT, note le BCG.

Pour faire la différence, les employeurs doivent mener des actions concrètes : développer des réseaux au sein de leurs organisations, sensibiliser l’ensemble des collaborateurs aux problématiques LGBT ou s’assurer que les personnes LGBT puissent accéder aux mêmes avantages sociaux que le reste des salariés. « Pour attirer les jeunes LGBT, il ne suffit pas de penser au recrutement, il faut s’assurer de leur offrir un environnement de travail à la hauteur de leurs attentes, avec des actions concrètes leur permettant de réussir leur vie professionnelle. A cet égard, nous encourageons, par exemple, la constitution de réseaux pour aider notamment à trouver des solutions aux difficultés encore rencontrées, tant en interne qu’au cours des travaux conduits chez nos clients », estime Jean Mouton, directeur associé senior au BCG.

J.-F. R.


© AFP–Liaisons–Sociales

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