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Adéis alerte sur le déséquilibre des régimes de prévoyance

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Adéis alerte sur le déséquilibre des régimes de prévoyance

Groupement paritaire dédié aux branches professionnelles, Adéis a réalisé un focus sur l’équilibre des régimes de prévoyance, le 18 octobre, lors de sa 7e rencontre annuelle.

23/10/2018 Protection Sociale Informations, n° 1141

En l’absence de négociations conventionnelles, l’année 2017 a été marquée par le redressement tarifaire de nombreux régimes de prévoyance de branche. Le recul de l’âge de départ à la retraite continue en effet de malmener leur équilibre financier. « Les arrêts de travail sont en hausse, et le basculement dans le régime général d’invalidité intervient plutôt au bout de 18 mois contre trois ans auparavant », constate Jérôme Bonizec, directeur général d’Adéis. Ces deux facteurs, auxquels s’ajoute parfois la sous-évaluation des risques au moment de la mise en place du régime, ont engendré ces dernières années de très fortes dérives des comptes. Les assureurs étant, dans le même temps, devenus plus stricts, les renégociations de contrats se durcissent (PSI n° 1130). Une branche comme Pact Arim (spécialisée dans la lutte contre le logement insalubre) vient ainsi d’accepter une hausse de 50 % des tarifs. « Sur la plasturgie, il faudrait augmenter les cotisations de 100 % », indique Jérôme Bonizec. Enfin, Adéis se réserve la possibilité de résilier une autre branche avant la fin du mois si cette dernière n’accepte pas la réévaluation exigée. Dans la mesure du possible, assureurs et branches essaient bien sûr de s’accorder sur une hausse des tarifs conjuguée à une baisse des prestations, notamment des indemnités journalières, toutes deux étalée sur plusieurs années, afin d’éviter une fuite des entreprises face à un brusque relèvement des cotisations.
En matière de frais de gestion, les membres d’Adéis (Humanis, Apicil et Ipsec) travaillent à assigner à chaque branche un coût de distribution, déterminé en fonction des canaux privilégiés (vente à distance/physique, recours à des partenaires comme les courtiers), en fonction de la typologie des entreprises mais aussi de la configuration des organisations patronales et de leur capacité à accompagner l’assureur. Dans la branche du commerce de détail non alimentaire, ces frais s’élèvent à 5 %. Mais ils sont fortement réduits dans des branches capables d’accompagner fortement les assureurs recommandés, comme le travail temporaire ou l’enseignement privé sous contrat.

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