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La prise en compte des maladies chroniques en entreprise

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SANTÉ AU TRAVAIL

La prise en compte des maladies chroniques en entreprise

L’association Cap Santé Entreprise (Capsan) a organisé, le 6 décembre, un colloque sur la façon d’appréhender les maladies chroniques dans l’entreprise. 

12/12/2018 Protection Sociale Informations, 12/12/2018

Plus de dix millions de Français sont en affection de longue durée. «Il y a mathématiquement des salariés malades chroniques dans chaque entreprise », assène la cancérologue Véronique Chabernaud. Or «des salariés à la santé dégradée dégradent la santé de l’entreprise»: l’absentéisme représente un coût important – plus de 60Mds€, rappelle-t-elle. C’est le travail qui doit s’adapter à l’homme et non l’inverse, selon le Code du travail, qui établit la responsabilité juridique de l’employeur. Comment accompagner le salarié avant, pendant et après une maladie chronique ? Capsan, qui s’interroge à ce sujet, invite les entreprises à passer de «l’intention à la réalité».
1/Il faut sensibiliser les recruteurs au sujet et le médecin du travail doit instaurer une relation de confiance dès l’arrivée du salarié dans l’entreprise.
2/Pour faire face à l’annonce d’une maladie chronique, développer des stratégies dites de coping pour aider les managers est indispensable, ainsi qu’indiquer au salarié toutes les ressources internes et externes à sa disposition. Maintenir un lien avec lui pendant son absence (loin de tout harcèlement) sera utile.
3/Le retour en emploi peut être anticipé avec une visite de préreprise pour le salarié, et des groupes de parole pour ses collègues. Des aménagements dans l’organisation du travail sont nécessaires, pour éviter les absences perlées délétères pour l’entreprise.

Pour sensibiliser les employeurs (surtout ceux des TPE-PME), il ne faut pas parler d’obligations légales, mais de retour sur investissement (ROI) de la santé au travail, estime Gautier Bodivit, DG du SNCEA: la plupart des études concluent à un rapport de un à trois. Le rapport Lecocq propose, à l’avenir, d’accompagner les entreprises dans l’élaboration d’indicateurs de performance en santé au travail, pour leur donner à voir le ROI en matière de prévention.


GARANTIR LES DROITS
Selon le défenseur des droits, l’état de santé est la principale cause de discrimination au travail, avec l’origine ethnique, rappelle Claude Chaumeil, président de l’association Diabète IDF. Il milite pour un statut intermédiaire, entre droit commun et RQTH (travailleur handicapé), pour les personnes en affection de longue durée.

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