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Pour ou contre un grand Opco santé et cohésion sociale ?

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Pour ou contre un grand Opco santé et cohésion sociale ?

Le ministère du travail, qui doit agréer les nouveaux Opco fin mars, préconise un rapprochement des futurs Opco santé et cohésion sociale (PSI n° 1155).

27/03/2019 Protection Sociale Informations, n° 1162

Alors qu’un nouvel accord constitutif de l’Opco santé a été signé le 26 février (PSI n° 1153), le ministère du Travail a « recommandé » aux partenaires sociaux, le 7 mars dans un e-mail informel, de se rapprocher de l’Opco cohésion sociale. Piquées au vif, les sept fédérations patronales signataires (Croix-Rouge française, Fehap, FHP, Nexem, Synerpa, Unicancer et Uspo) rappellent que l’Opco santé répond aux conditions fixées par la loi, «avec 1,1 million de salariés, 350M€ de fonds gérés et une cohérence indiscutable des filières de métiers». « On remplit tous les critères d’agrément. Si le ministère nous oppose une fin de non-recevoir, nous irons jusqu’au bout de la bataille juridique», prévient Joëlle Loussouarn, de la CGT. Sur le fond, selon Lamine Gharbi, président de la FHP, un Opco santé est «indispensable pour mener une politique forte en faveur de l’attractivité des métiers et la formation des professionnels, pour lutter contre la pénurie de personnels et garantir un meilleur suivi aux publics ». Tandis que l’Opco cohésion sociale « réunit des branches aussi diverses que les offices HLM, Pôle emploi, ou le tourisme associatif, avec qui nous n’avons aucune connexion », estime la CGT.
Parmi les partisans de l’Opco unique, la CFDT Santé-sociaux, qui défend cette option depuis le début, afin de «travailler sur l’ensemble des filières métiers», notamment dans l’aide à domicile ou l’animation présentes dans plusieurs secteurs. L’Udes, qui plaidait pour un grand Opco «santé, cohésion sociale, autonomie», partage cette analyse : « Il y a des passerelles évidentes entre secteurs, on pourrait développer des parcours et certifications interbranches, nous avons signé un engagement développement et compétences (Edec) en ce sens » , rappelle Sébastien Darrigrand, délégué général. Mais pas sûr que les branches de la cohésion sociale voient d’un bon oeil l’arrivée des mastodontes de la santé qui bouleverserait les équilibres en matière de gouvernance. En l’absence de consensus, la balle est désormais dans le
camp du ministère, qui a jusqu’au 31 mars pour clarifier la situation.

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