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L’assurance chômage pourrait repasser dans le vert en 2021

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EMPLOI ET CHÔMAGE

L’assurance chômage pourrait repasser dans le vert en 2021

Selon les dernières perspectives financières dévoilées le 26 mars par l’Unédic, l’assurance chômage pourrait devenir excédentaire en 2021, à hauteur de 1,4 milliard d’euros, et ainsi commencer à réduire sa dette. Une situation que n’a pas connue le régime depuis 2008, mais qui est retardée d’un an par rapport aux prévisions précédentes établies en juin 2018, principalement en raison de la dégradation des hypothèses de croissance.

29/03/2019 Liaisons Sociales quotidien, 29/03/2019

L’Unédic a présenté, le 26 mars 2019, les perspectives financières de l’assurance chômage pour les années 2019 à 2021. Il en ressort que le régime pourrait repasser dans le vert en 2021, et que la dette atteindrait son niveau maximum fin 2020 avant de commencer à refluer en 2021. Alors que les concertations menées par le gouvernement sur la réforme de l’assurance chômage sont en cours et qu’une présentation des paramètres et des mesures retenues est prévue « au printemps », cette -évaluation réalisée à « réglementation constante » ne tient donc pas compte des différentes pistes de réforme -évoquées, souligne l’Unédic.

Un retour à l’équilibre prévu pour 2021…

L’Unédic anticipe que le régime d’assurance chômage renouerait avec les excédents en 2021, à hauteur de 1,4 milliard d’euros. D’ici là, en raison d’un déficit estimé à 1,9 milliard en 2019 et à 0,4 milliard en 2020, la dette du régime continuerait d’augmenter, pour atteindre un pic de 37,6 milliards d’euros, avant de pouvoir entamer une réduction, permise par le retour aux excédents. Des chiffres qui « confirment la bonne trajectoire de l’Unédic », selon sa présidente, Patricia Ferrand, qui souligne que la moitié de la constitution de la dette entre 2008 et 2018 « découle de décisions qui n’appartiennent pas directement aux partenaires sociaux, mais aux pouvoirs publics ».

…mais retardé d’un an par rapport aux précédentes prévisions

L’amélioration de la situation financière du régime avait déjà été anticipée dans le cadre des prévisions financières établies le 13 juin 2018, mais le retour aux excédents était prévu dès 2020. Selon l’Unédic, ce décalage d’un an s’explique principalement par deux facteurs. Le premier réside dans la décélération de la croissance, dont les perspectives ont été « nettement révisées à la baisse » par rapport aux prévisions de juin 2018 (croissance de 1,5 % en 2018, contre 1,9 % attendue initialement). Couplé à la « grande sensibilité de l’assurance chômage aux fluctuations de l’économie », le solde financier du régime est largement affecté par la conjoncture économique, « davantage que les autres régimes de protection sociale ». En second lieu, l’Unédic pointe également une baisse du nombre d’entrées en contrats aidés (100 000 entrées de moins en 2018 par rapport à 2017), qui, en plus de la faiblesse de la croissance, conduirait à un ralentissement de la création d’emplois en 2019.

Toutefois, ce retour plus tardif aux excédents « sera sans effet sur le coût de financement de la dette de l’assurance chômage », en raison de l’adaptation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne à la dégradation du contexte macro-économique. « L’évolution des taux d’intérêt sera donc plus favorable pour le financement des nouveaux emprunts de l’Unédic que ce qui avait été anticipé en juin 2018. » ;

Sécurisation des ressources du régime

Entre les prévisions de juin 2018 et celles de mars 2019, le régime d’assurance chômage a connu d’importantes évolutions en matière de financement. En raison de la suppression des contributions salariales à l’assurance chômage (2,40 %) intervenue en deux temps en 2018, le régime est désormais financé par une quote-part de 1,47 point de CSG sur les revenus d’activité. À cet égard, l’Unédic a tenu à rappeler que le document de cadrage de la négociation relative à l’assurance chômage - qui demeure d’actualité malgré l’échec de cette dernière – « précise que la compensation est intégrale ». Il en va d’ailleurs de même en ce qui concerne l’impact de l’extension des allégements généraux aux contributions patronales d’assurance chômage sur les recettes de l’Unédic, qui sera compensé à l’euro par une prise en charge de cotisations par l’Acoss, et qui fait l’objet d’une convention avec la Direction de la sécurité sociale. Pour le régime, ces changements réglementaires sont donc « sans effet sur la maîtrise des prévisions de recettes ».

INDEMNISATION DES TRANSFRONTALIERS
Le dispositif d’indemnisation des travailleurs transfrontaliers, qui est décidé au niveau de l’Union européenne, pourrait être revu avant les élections européennes, a précisé la présidente de l’Unédic, Patricia Ferrand. Il ne s’agirait toutefois que d’une première étape de « décision » qui interviendrait très en amont d’une mise en œuvre effective.


Prévisions financières de l’assurance chômage pour les années 2019 à 2021, 26 mars 2019

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