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Béatrice Gouriou, DRH des Chantiers de l’Atlantique : « En rythme de croisière, notre école accueillera une cinquantaine de stagiaires par an »

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Béatrice Gouriou, DRH des Chantiers de l’Atlantique : « En rythme de croisière, notre école accueillera une cinquantaine de stagiaires par an »

Les Chantiers de l’Atlantique (ex-STX France, 3 090 salariés), situés à Saint Nazaire (Loire-Atlantique), vont ouvrir à l’automne 2019 une école de formation dont l'investissement est de l'ordre d'un million d'euros. Objectif : former à des métiers en tension, « et pas seulement des jeunes et de la région », indique Béatrice Gouriou, directrice des ressources humaines.

17/04/2019 Fil AFP Liaisons Sociales

Béatrice Gouriou, DRH des Chantiers de l’Atlantique : « En rythme de croisière, notre école accueillera une cinquantaine de stagiaires par an »	 Béatrice Gouriou, DRH des Chantiers de l’Atlantique

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Liaisons Sociales : Comment est née l’idée de monter l’école d’un chantier naval ?
 
Béatrice Gouriou : Après une période de sous-activité dans le secteur de la construction navale, les recrutements ont commencé à reprendre à partir de 2013. Certains métiers sont en tension, comme charpentier métaux, soudeur et tuyauteur. Or, il y a déjà eu une école d’apprentissage à Chantiers de l’Atlantique, mais elle a fermé dans les années 70. De plus, nous avons une tradition de formation importante, avec des plans exceptionnels mis en œuvre avec des partenaires locaux et régionaux, comme l’UIMM, la Direccte et les Pays-de-la-Loire. Depuis plusieurs mois, nous avons mené une réflexion sur les métiers en tension et notre capacité à former. Il fallait que cette école ait un intérêt : elle en présente un, puisque nous avons un plan de charge inédit, un carnet de commandes plein sur les 8 à 10 prochaines années. Le projet a donc été porté par la direction générale, les responsables opérationnels et la RH. L’école ouvre à la rentrée.
 
 
L.S. : Quelles formations seront mises en place ?
 
B.G. : Nous ouvrons avec la formation de charpentier métaux. Suivront des formations de soudeur et tuyauteur. Nous souhaitons accueillir une dizaine de personnes la première année, en alternance, pour une qualification CQPM (certificat de qualification paritaire de la métallurgie). Aujourd’hui, la capacité de l’école est sous-dimensionnée par rapport aux besoins dans ces métiers. Nous devons rattraper le retard, c’est pourquoi ce projet vient en complément de l’offre de formation / recrutements existante. Nous espérons une montée en puissance entre 2019 et 2022 pour avoir une cinquantaine de stagiaires par an, en rythme de croisière ! Dans un deuxième temps, nous souhaiterions proposer un CAP chaudronnerie.
 
 
 
L.S. : Quel est le profil du stagiaire idéal ?
 
B.G. : Le plus important est qu’il soit motivé par le métier. Notre objectif est d’ouvrir l’école à tous les profils de candidats, y compris à ceux qui rêvent d’une reconversion dans la navale. Nous ouvrons l’école à tous, et pas seulement aux jeunes de la région. Il y a une sélection des candidats à l’entrée pour vérifier la bonne adéquation du stagiaire avec le métier ciblé. Par ailleurs, nous aurons des formations pédagogiques complètes qui permettront aux stagiaires de choisir soit un cycle complet de formation, soit un bloc parcellaire, pour travailler tel ou tel aspect du métier.
 
 
L.S. : L’embauche du stagiaire est-elle la suite directe de la formation ?
 
B.G. : Notre objectif est de recruter le plus grand nombre de stagiaires formés. Néanmoins, il peut aussi avoir des échecs au cours de la formation, des situations qui évoluent… Mais nous espérons que la plupart de ces stagiaires qui seront en relation permanente avec la production, iront au bout de leur formation. A l’issue de celle-ci, les stagiaires qui auront satisfait aux critères de réussite durant la formation et qui seront intéressés par un emploi au sein de Chantiers de l’Atlantique, pourront prétendre à une embauche en CDI.

Propos recueillis par Claire Padych

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