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Canicule, fortes chaleurs : quelle est la conduite à suivre pour prévenir les risques ?

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Santé au Travail

Canicule, fortes chaleurs : quelle est la conduite à suivre pour prévenir les risques ?

Le niveau 3 « Alerte canicule » (couleur orange) de vigilance des plans de gestion de la canicule est activé depuis le 23 juin 2019 dans plusieurs départements de la France métropolitaine. L’occasion de faire le point sur les obligations des employeurs et les comportements à adopter par les travailleurs.

25/06/2019 Liaisons sociales quotidien, 25/06/2019

Selon l’INRS, au-delà de 30 °C pour une activité sédentaire, et de 28 °C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés. Ce risque n’est pas négligeable : les symptômes liés à la chaleur peuvent aller de la fatigue au coup de chaleur qui peut être mortel. Si certains travailleurs y sont exposés toute l’année, du fait de leur activité (fonderies, aciéries, buanderies, cuisines, etc.), d’autres y sont particulièrement exposés en été, notamment en période de canicule (bâtiment, travaux publics, travaux agricoles, etc.). Face au risque accru d’accidents, les employeurs, ainsi que les travailleurs, doivent agir (v. le dossier pratique -Santé- nº 112/2019 du 20 juin 2019).

Les obligations des employeurs

Dans le cadre de son obligation de sécurité de résultat, l’employeur est tenu de protéger les salariés des risques pour leur santé, dont ceux liés à l’exposition à de fortes chaleurs. Le Code du travail lui impose notamment d’évaluer les risques liés aux ambiances thermiques dans le document unique d’évaluation des risques professionnels, de vérifier que la ventilation des locaux de travail est correcte et conforme à la réglementation et d’aménager les postes extérieurs. Il doit également mettre à la disposition des salariés de l’eau fraîche et potable, à proximité des postes de travail.

Néanmoins, respecter ces seules obligations ne suffit pas. Il est également conseillé aux employeurs de prendre, durant les vagues de chaleur, des dispositions en termes d’organisation et de fonctionnement de l’entreprise telles que :

- informer les salariés des risques, des moyens de prévention, des signes et symptômes du coup de chaleur, ainsi qu’informer et consulter les représentants du personnel ;

- surveiller la température ambiante des lieux de travail ;

- mettre en place les adaptations techniques permettant de limiter les effets de la chaleur (stores, volets, faux plafonds, rafraîchissement d’ambiance, films antisolaires, etc.) et vérifier que ces aménagements sont fonctionnels ;

- mettre à disposition des salariés des moyens utiles de protection (ventilateurs, brumisateurs d’eau, etc.) ;

- adapter les horaires de travail, par exemple, en organisant un début d’activité plus matinal et en supprimant des équipes d’après-midi ;

- organiser des pauses supplémentaires ou plus longues aux heures les plus chaudes, si possible dans des locaux plus frais ;

- mettre en œuvre une organisation du travail adaptée, permettant d’adapter le rythme de travail, en réduisant les cadences si nécessaire, et d’alléger les manutentions manuelles ;

- inciter les salariés à se surveiller mutuellement pour déceler les signes de coup de chaleur ou de déshydratation grave ;

- s’assurer que le port des protections individuelles est compatible avec les fortes chaleurs.

Enfin, si la température intérieure des locaux atteint ou dépasse 34 °C, en cas de défaut prolongé du renouvellement de l’air, la Cnam recommande d’organiser l’évacuation des locaux.

Les bons comportements à adopter par les travailleurs

Les travailleurs doivent également être acteurs de leur protection en cas de fortes chaleurs. Il leur est ainsi conseillé :

- de consulter le bulletin météo et de surveiller la température ambiante ;

- d’éviter tout contact corporel avec des surfaces métalliques exposées directement au soleil ;

- de redoubler de prudence s’ils ont des antécédents médicaux ou prennent des médicaments ;

- de porter des vêtements légers, amples, de couleur claire si le travail est à l’extérieur, et permettant l’évaporation de la sueur, et de se protéger la tête du soleil ;

- d’éliminer toute source additionnelle de chaleur, en éteignant notamment le matériel électrique en veille ;

- d’utiliser les ventilateurs et brumisateurs mis à disposition par l’employeur ;

- de boire, au minimum, l’équivalent d’un verre d’eau toutes les 15-20 minutes. Lorsque le poste de travail comporte des risques chimiques, biologiques ou de contamination radioactive, le salarié doit s’hydrater dans un local annexe, après hygiène des mains ;

- d’éviter toute consommation de boisson alcoolisée, y compris la bière et le vin, ainsi que les boissons riches en caféine ;

- de faire des repas légers et fractionnés, adaptés aux situations de travail.

En matière d’efforts physiques, il est aussi recommandé aux salariés :

- d’adapter leur rythme de travail selon leur tolérance à la chaleur et d’organiser leur travail de façon à réduire la cadence. Le salarié peut, par exemple, réduire ou différer les efforts physiques intenses et reporter les tâches ardues aux heures les plus fraîches de la journée. Il ne doit pas, dans tous les cas, s’affranchir des règles de sécurité ;

- d’alléger la charge de travail par des cycles courts travail/repos, par exemple, effectuer une pause toutes les heures ;

- d’utiliser et de réclamer des aides mécaniques à la manutention (diables, chariots, appareils de levage, etc.).

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