Le directeur général de l’administration et de la fonction publique, Paul Peny, peut être satisfait : un an après la création du label « École de la GRH », censé distinguer les formations spécialisées en ressources humaines au sein de la Fonction publique, une trentaine de cursus ont présenté un dossier, et cinq d’entre eux ont décroché la « médaille ».
L’École de la GRH, sans murs, vise trois objectifs. Construire des référentiels de formation, afin de doter le secteur public d’une GRH digne de ce nom ; mutualiser les ressources ; enfin, labelliser les cursus. Elle s’appuie sur un réseau de professionnels représentant les ministères. Ils devraient être prochainement rejoints par des pros de l’hygiène et de la sécurité, un thème qui prend de l’importance au sein des services publics. Cette école virtuelle est pourvue d’un comité de labellisation et d’un comité de pilotage, qui définit les orientations et les actions à conduire.
Au sein de ce club de benchmark, les DRH, responsables de formation et gestionnaires de carrières des ministères (ils sont entre 850 et 950), peuvent échanger leurs expériences et optimiser au sein de leur propre administration des moyens émiettés pour cause de décentralisation. Deux fois par an, ils se rencontrent à l’occasion d’une grand-messe et viennent de créer un trimestriel de liaison. « Ces rencontres seront prolongées par une sorte de boîte à outils accessible aux responsables RH via l’intranet RH interministériel », précise Nadine Bonhotal, qui anime le réseau à la DGAFP.
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