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La branche des IEG renforce sa politique en matière d’égalité professionnelle

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ÉGALITÉ ET DIVERSITÉ

La branche des IEG renforce sa politique en matière d’égalité professionnelle

La tolérance zéro à l’égard des violences sexistes et sexuelles fait partie des objectifs que la branche des industries électriques gazières (IEG) s’est fixés dans son nouvel accord sur l’égalité professionnelle du 12 juillet dernier. Dans ce texte, elle fait aussi de la mixité des métiers et des emplois un axe important de son action dans les prochaines années. À l’horizon 2025, au moins un emploi sur cinq dans la filière technique devra être occupé par une femme.

27/08/2019 Liaisons sociales quotidien, 27/08/2019

En quinze ans, le taux de féminisation dans les industries électriques et gazières (IEG) a augmenté de cinq points pour atteindre 27,1 % fin 2018. Mais les femmes restent très minoritaires. La branche a donc décidé de poursuivre, sur la période 2019-2023, sa politique engagée depuis 2004, en signant le 12 juillet dernier un nouvel accord relatif à l’égalité professionnelle.

Signé par les fédérations CFDT, CFE-CGC et CGT, ce texte renforce le rôle de la branche, notamment en prévoyant la création, au plus tard au premier semestre 2020, d’une « plateforme web » rassemblant l’ensemble des outils, guides, notes pédagogiques et méthodologiques, accessible à tous les salariés et entreprises. L’avis lançant sa procédure d’extension est publié au JO du 17 août 2019.

L’enjeu des métiers techniques

Selon l’accord, le développement de la mixité des emplois est une condition nécessaire pour faire progresser l’égalité professionnelle. Et plus précisément, « la féminisation des métiers techniques est un des accélérateurs des dynamiques d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ». Même si le taux d’emploi de femmes dans les métiers techniques a progressé de plus de dix points en quinze ans, pour atteindre 16,5 % fin 2018. Il doit rester un « axe important » de l’action de la branche. Ainsi, celle-ci s’engage, à horizon 2025, à ce qu’au moins un emploi sur cinq dans la filière technique soit occupé par une femme, « soit un rythme de féminisation de ces métiers deux fois plus rapide que celui constaté sur les quinze dernières années, et une cible à 18 % de femmes dans ces métiers d’ici 2023 ».

Les actions en faveur de la mixité

Pour parvenir à cet objectif de mixité des métiers et des emplois, l’accord propose d’agir sur le taux de féminisation des recrutements externes, en proposant, notamment, une mutualisation des viviers d’alternantes formées, diplômées, afin de porter des candidatures à la connaissance de toutes les entreprises des IEG. L’objectif est de convertir ces viviers en 100 % d’embauches.

Les signataires soulignent également que la réussite de cette politique exige de savoir fidéliser les techniciennes et ingénieures. Il s’agit d’éviter de « voir s’effriter le vivier de talents féminins au bout de quelques années, notamment pour des questions d’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale ». ­L’accord propose donc la mise en place de cursus d’intégration, de suivi et ­d’accompagnement de ces salariées. Management et filière RH pourront, par exemple, créer au sein des collectifs de travail, des temps dédiés à la réconciliation des besoins des organisations et des attentes individuelles de ces salariées.

La lutte contre les violences sexistes

La branche « se doit d’être exemplaire en proposant des approches méthodologiques, outils et ressources permettant à ses entreprises d’affirmer un message de tolérance zéro » à l’encontre des ­violences sexistes et sexuelles. Elle ­s’engage ainsi à :

– réaliser en 2019 deux guides « repères » sur le sexisme et le harcèlement sexuel pour « outiller » le management, les filières éthique & conformité et RH, les équipes médico-sociales et les représentants du personnel ;

– inclure ces thématiques dans les ­parcours de professionnalisation des managers ;

– à l’horizon 2020, intégrer ces sujets dans 100 % des démarches de prévention annuelles dans le cadre des politiques de santé et sécurité au travail. Un recensement sera effectué en 2021 via l’enquête égalité professionnelle de la branche ;

– faciliter la professionnalisation des référents sexisme et harcèlement sexuel en organisant au moins une fois courant 2020 une journée d’étude. La branche incite par ailleurs toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont pas soumises à cette obligation du fait de leur taille, à se doter d’un référent sexisme et ­harcèlement sexuel.

De plus, afin d’enrichir les démarches de prévention et de sensibilisation du personnel, les entreprises devront ­rendre compte auprès de l’observatoire de l’égalité professionnelle du nombre de dossiers instruits annuellement et de l’informer sur leurs aboutissements.

L’articulation entre vie professionnelle et vie privée

L’accord rappelle les mesures mises en place permettant « la conciliation des temps de vie », notamment les jours de congés parents, le congé de proche aidant, le congé pour enfant malade. S’agissant du congé paternité, rémunéré intégralement et dont la durée peut être allongée en transformant une partie de la prime naissance, les partenaires sociaux se fixent pour objectif, d’ici la fin de l’accord à ce que 100 % des droits à ce dispositif soient pris dans leur ­intégralité. Ils proposent également de lancer, mi-2020, une enquête qualitative (renouvelée au cours du second trimestre 2022) afin d’évaluer la perception des salariés ayant pris ce congé.

De plus, les dispositifs de prise en charge des frais de garde supplémentaires induits par les départs en professionnalisation (formation, immersion, reconversion) feront l’objet d’un recensement en vue de prendre connaissance des « plus efficients » au sein et hors de la branche.

Enfin, l’observatoire de l’égalité professionnelle réalisera et partagera, avant la fin de l’accord, une charte de bonnes pratiques sur le droit à la déconnexion.

L’égalité salariale

Dans le cadre de la mise en place de l’index de l’égalité pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés d’ici à 2020, un partenariat de recherche sera lancé avec l’Institut des politiques publiques (IPP) et l’Institut national des études démographiques (Ined) pour proposer annuellement des « analyses neutres et indépendantes » des écarts salariaux femmes/hommes. Par ailleurs, pour lutter contre les effets possibles de « plafonds de verre », les travaux menés en 2018 par « l’observatoire de la fémini­sation des entreprises » de la SKEMA Business School (v. note 7 de l’accord) seront intégrés dans le suivi annuel « égalité professionnelle » de la branche.

L’accord prévoit également d’ici 2021 la mise en place dans 100 % des entreprises d’un plan d’action visant à lutter contre tout impact non neutre de la parentalité sur l’ensemble des rémunérations.

Accord du 12 juillet 2019 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la branche des industries électriques et gazières

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