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Jean-Paul Delevoye entre au gouvernement pour mener la réforme des retraites

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RETRAITE

Jean-Paul Delevoye entre au gouvernement pour mener la réforme des retraites

Le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, est nommé par un décret du 3 septembre 2019 membre du gouvernement, deux jours avant le nouveau round de concertation avec les partenaires sociaux des 5 et 6 septembre à Matignon. Sa nomination lui permettra de présenter le futur projet de loi portant création du régime universel de retraite en Conseil des ministres et de le défendre devant le Parlement.

05/09/2019 Liaisons sociales quotidien, 05/09/2019

Les rumeurs persistantes des derniers jours disaient vrai : le président de la République a fait entrer le 3 septembre Jean-Paul Delevoye, ancien ministre chiraquien et négociateur aguerri, au gouvernement. Il est désormais « délégué auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé », Agnès Buzin, déjà mobilisée sur de nombreux fronts, selon un décret paru au Journal officiel du 4 septembre. Il occupe toujours le poste de Haut-commissaire aux retraites, qu’il détient depuis septembre 2017.

Un rôle de premier ordre dans la future réforme

C’est paré de ce nouveau titre que Jean-Paul Delevoye participera les 5 et 6 septembre à la nouvelle phase de concertation avec les partenaires sociaux organisée à Matignon, annoncée à la suite de la remise de son rapport sur le futur système universel de retraite le 18 juillet dernier (v. l’actualité nº 17861 du 22 juillet 2019). C’est lui également qui devrait conduire la concertation citoyenne sur les retraites, voulue par Emmanuel Macron à la manière du grand débat national et dont les détails doivent être présentés aux partenaires sociaux.

Sa nomination au gouvernement va lui permettre « d’écrire la future loi » réformant les régimes de retraite, de la présenter en Conseil des ministres, où il pourra désormais siéger, et de la défendre devant le Parlement. Ces échéances ne sont pas encore connues, mais elles devraient l’être prochainement. Le calendrier et la méthode de la réforme devraient être précisés par Édouard Philippe à l’occasion de la concertation des 5 et 6 septembre.

Une nomination « logique »

« Il était logique qu’ayant commencé comme Haut-commissaire, je poursuive mon travail comme tel », avait expliqué Jean-Paul Delevoye dans un entretien à La Voix du Nord du 3 septembre, dans lequel il avait confirmé, avant l’annonce officielle, son entrée imminente au gouvernement. Tout en saluant « la confiance que [lui] montre le président par [sa] nomination », il a indiqué qu’il restera « l’interlocuteur privilégié des partenaires » sociaux, avec « la même équipe », sur ce dossier très sensible et prioritaire de la deuxième moitié du quinquennat, qui a d’ores et déjà suscité plusieurs appels à la grève ou à des manifestations.

Le choix entre âge d’équilibre et durée de cotisation « fait partie du débat »

Dans son rapport pour l’instauration d’un système universel par points remplaçant les 42 régimes actuels, Jean-Paul Delevoye a recommandé d’établir un âge d’équilibre par génération, fixé à 64 ans pour la génération née en 1963, associé à un mécanisme de décote/surcote selon que le départ a lieu avant ou après cet âge. Fin août, Emmanuel Macron avait surpris, en annonçant lors de son interview télévisée sur France 2, sa préférence pour un calcul des droits liés à la durée de cotisation plutôt qu’à l’âge de départ (v. l’actualité nº 17884 du 28 août 2019).

Revenant sur ces propos, Jean-Paul Delevoye a indiqué à La Voix du Nord que « la position d’Emmanuel Macron fait partie du débat. La loi s’écrit en marchant. Il faut considérer que la solution est à trouver entre deux ». « Le président n’est pas lié par mon rapport. Il apporte sa clarification ».

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