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Préjugés et endogamie des recruteurs freinent la diversité dans le monde du travail

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Diversité

Préjugés et endogamie des recruteurs freinent la diversité dans le monde du travail

La fondation Mozaïk et l’institut d’études Elabe ont publié, le 28 novembre 2019, l'étude « Les Français et la diversité sociale, culturelle et ethnique dans le monde du travail ». Ce fut l'occasion aussi pour la fondation Mozaïk de remettre ses trophées des recruteurs de la diversité 2019 aux lauréats.

29/11/2019 Fil AFP Liaisons Sociales

A l’occasion de la quatrième édition du Top 10 des recruteurs de la diversité organisé au ministère de l’Economie et des Finances, Mozaïk et Elabe ont présenté leur étude qui évoque la diversité dans le monde professionnel. Pour 40 % des Français, la diversité n’est pas ou peu présente dans le monde du travail ou au sein leur entreprise. Pour 61 % d'entre eux, le poids des préjugés est un critère qui freine la diversité dans le monde du travail, et plus d’un tiers de répondants le juge comme principal motif s'opposant à la diversité sociale, éthique et culturelle. Pour Bernard Sananès, président d'Elabe : « c’est le décalage entre le constat d’une diversité insuffisamment présente aujourd’hui dans le monde du travail et un regard positif exprimé de manière forte, dans l’ensemble des catégories socio-professionnelles et des classes d’âge, sur ce qu’elle peut apporter dans le monde professionnel ».
Près de 50 % des Français dénoncent l'entre-soi


Pour les interviewés, l’entre-soi, cité à 48 %, est le second frein majeur à la diversité. Ils estiment que les managers et les responsables des ressources humaines recrutent principalement des personnes ayant le même diplôme, la même origine sociale, culturelle et/ou ethnique qu’eux. Pour autant, le même sondage révèle que 86 % des interviewés pensent que la diversité représente un atout pour le monde du travail ; 51 % des répondants pensent qu’elle est un atout pour la créativité et l’innovation grâce à la présence d’une pluralité de points de vue, et 25 % sont convaincus qu’elle favorise la performance économique de l’entreprise.


Divergences selon le secteur d'activité


La perception de la diversité n’est toutefois pas la même selon les secteurs d’activité, indique le rapport. Elle est perçue plus fortement dans le BTP (73 %), les transports (68 %), l’industrie (67 %) ou encore l’hébergement/restauration (66 %). A l’inverse, 58 % des sondés estiment que l’univers tertiaire (banque/assurance/immobilier) n’est pas ou peu diversifié, l’enseignement arrivant à la deuxième place à 48 % devant l’administration publique à 44 %. Selon Saïd Hammouche, président de la fondation Mozaïk : « je vois que les secteurs où la diversité est considérée comme la moins présente sont ceux du tertiaire, des cols blancs : la banque, l’assurance, l’immobilier. C’est clairement là que se pratique encore trop l’entre soi, le clonage. Et pourtant, ce sont les secteurs les plus demandés par nos candidats ! Ensuite, l’enseignement et l’administration publique : l’Etat devrait donner l’exemple. Et comment former nos enfants à une plus grande ouverture quand les enseignants eux-mêmes ne reflètent pas la diversité ? »


Des lauréats récompensés


Le même jour, la fondation Mozaïk a également récompensé ses meilleurs recruteurs de la diversité 2019. Le premier prix a été remis à l'Olympique lyonnais et Nes & Cité pour une collaboration pour réunir les entreprises de la région et les candidats au cœur du stade de l'Olympique lyonnais. Deuxième prix : e-voyageurs (SNCF) avec un projet de formation certifiante pour l’insertion d’habitants issus de quartiers prioritaires. Troisième prix à Isolation Futée, pour le développement d’une politique d’inclusion dans un ancien territoire minier. Le quatrième prix est destiné à la Sacem pour le recrutement de jeunes en formation professionnelle issus d’origines diversifiés et de territoires défavorisés. Enfin, le cinquième prix a été remis à Bacardi pour la formation des jeunes adultes sans emploi issus de la banlieue parisienne et ayant des difficultés à accéder à une situation professionnelle.
A ces cinq récompenses s'ajoute le prix spécial « coup de cœur du jury » attribué à Team Jolokia pour la constitution d’un équipage mixte de marins amateur pour des grandes compétitions internationales de voile. Le prix spécial « engagement sur le territoire » a couronné Logirem pour l'insertion de jeunes adultes dans le monde professionnel grâce à un accompagnement jusqu’à l’obtention d’un emploi durable. Enfin, le prix de l’espoir a récompensé les DRH des ministères sociaux pour la démarche de diversification du recrutement des cadres en administration centrale et dans les réseaux déconcentrés.

C. Padych

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