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84 % des actifs jugent qu'ils ont un rôle important à jouer dans leur parcours de formation

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84 % des actifs jugent qu'ils ont un rôle important à jouer dans leur parcours de formation

Le baromètre de la formation et de l'emploi réalisé par Harris Interactive pour Centre Inffo (opérateur de l’Etat sous tutelle du ministère du Travail), a été dévoilé le 3 février. La plupart des actifs font part de leur volonté d’être acteur de leur parcours de formation, même si des différences existent entre les répondants selon leur formation initiale, leur âge et leur fonction (avec des distorsions entre cadres et non-cadres).

06/02/2020 Liaisons-sociales.fr

La formation professionnelle continue est très majoritairement vue comme une chance d’évoluer dans son parcours professionnel, indique le baromètre 2020 Harris Interactive/ Centre Inffo. Ils sont en effet 89 % des actifs à répondre que c'est une opportunité pour exercer mieux son métier, différemment ou ne pas se lasser et 87 % à juger que c'est une chance pour évoluer professionnellement et/ou avoir des promotions. Mais cette majorité cohabite néanmoins avec 60 % de réticents qui répondent que c'est « contraignant » dans un emploi du temps très chargé. Ils sont même 30 % à indiquer que la formation est une « perte de temps ».

Sur cet item, les actifs disposant d’un diplôme inférieur au bac se montrent un peu moins positifs sur les bénéfices associés à la formation. Plus inquiétant : les plus jeunes (actifs de moins de 25 ans) portent souvent un regard moins positif, voire plus critique à l’encontre de la formation professionnelle. Ainsi, ils sont 54 % des moins de 25 ans à estimer la formation professionnelle comme une perte de temps (contre 22 % pour les 50 ans et plus).

Le salarié est concerné par son parcours de formation

Dans 5 ans, deux tiers des actifs pensent qu’ils exerceront le même métier, mais le plus souvent de manière différente. Un peu plus de 20 % projettent qu’ils auront changé de métier. « Un actif sur trois estime que son métier évolue très vite, un sur deux qu’il évolue mais lentement, quand un sur cinq considère qu’il n’évolue pas. Plus on est un actif diplômé, plus on considère que son métier évolue », indique le baromètre. Ces résultats sont à comparer à la prise de conscience de l'enjeu que représente la formation, puisque 84 % des répondants estiment qu'ils sont les acteurs principaux de leur parcours (74 % pour ceux qui n'ont pas le bac, 82 % pour les bacheliers, 89 % pour le bac + 2 et 87 % pour les supérieurs à bac +2).

Dans le palmarès des acteurs de la formation, viennent ensuite les organismes de formation (78 %) et en troisième position, 75 % des personnes interrogées répondent l'employeur/DRH (75 %) - 67 % des non-bacheliers, 73 % les bacheliers, 81 % les bac + 2 et 78 % les supérieurs à bac +2. En cohérence avec ces résultats, note l'étude, « près des deux tiers des actifs estiment que c’est avant tout à chacun d’être responsable de son parcours de formation », et plus précisément 58 % de ceux qui n'ont pas le bac, 67 % de ceux qui ont le bac ou bac +2 et 64 % de ceux qui ont bac + 2 ou davantage. Mais s’ils estiment être les principaux responsables de leur parcours de formation professionnelle continue, les actifs sont toutefois partagés sur le fait de savoir s’ils en sont aujourd’hui suffisamment acteurs : 56 % pensent que c'est le cas (dont 70 % de moins de 35 ans, 62 % de cadres, 60 % possédant au moins un bac + 2 et 67 % d'indépendants). Sur les 44 % qui jugent ne pas être assez acteurs de leur parcours, 50 % ont 50 ans et plus et 51 % sont au chômage.

Les cadres, les diplômés d'au moins bac + 2 et les moins de 35 ans plus proactifs dans leur parcours

Pourtant, seuls 30 % des répondants ont déjà émis des souhaits de formation dont 76 % des personnes n'ayant pas le bac et 89 % des personnes ayant au minimum bac +2 et ce, par exemple, au cours des entretiens professionnels (54 % disent pourtant être « susceptibles » de le faire). De même, 20 % ont déjà fait des recherches et indiqué un parcours au DRH, 16 % ont repris des études (51 % des personnes n'ayant pas le bac, 70 % de celles dotées d'un bac + 2 au moins) et 13 % ont financé une formation sur leurs propres deniers ou sur leur compte personnel (45 % des répondants n'ayant pas le bac, 69 % de ceux ayant au moins bac + 2). Logiquement, les cadres apparaissent dès lors beaucoup plus acteurs de leur parcours de formation professionnelle, contrairement aux employés et encore plus aux ouvriers : 90 % des cadres ont émis des souhaits de formation notamment lors des entretiens professionnels, contre 88 % des professions intermédiaires, 82 % des employés et 76 % des ouvriers. L’âge donne également à voir des postures différentes, les moins de 35 ans s’affichant plus proactifs que les actifs ayant plus de 50 ans.

Certains dispositifs trop peu connus

Si une majorité de répondants indique avoir entendu parler de l’apprentissage (87 %), du bilan de compétences (86 %), de la VAE (80 %) ou du contrat de professionnalisation (69 %), moins d’un actif sur deux mentionne avoir entendu parler du CEP (46 %), du CPF Transition professionnelle (45 %) ou de Pro-A (41 %, dont 17 % seulement disent avoir une connaissance précise du dispositif). Les jeunes et les plus diplômés affichent généralement une meilleure connaissance des dispositifs d’aide à la formation professionnelle. Sur le Pro-A néanmoins, les écarts ne sont pas très importants entre diplômés/non diplômés (38 % des personnes n'ayant pas le bac et 45 % de celles ayant au moins bac + 2 en ont déjà entendu parler) mais elles sont révélatrices des différences entre générations, puisque 53 % des moins de 35 ans en ont entendu parler, contre 38 % des 35-49 ans et 34 % des plus de 50 ans.

Enfin, sur l'item CPF, 85 % des actifs indiquent avoir déjà entendu parler du CPF (dont 94 % de cadres, 89 % de professions intermédiaires et 89 % travaillant dans des entreprise de plus de 100 salariés) et même 57 % déclarent voir bien ce dont il s’agit. Le plus souvent, ils en ont entendu parler via leur employeur (40 %), et ce d’autant plus que l’entreprise est grande. Un peu plus d’un quart en ont entendu parler via le bouche-à-oreille ou à travers les médias. Enfin, près de 6 actifs sur 10 déclarent connaître l’application « Mon compte formation », mais seule une minorité l’a déjà téléchargée et seuls 25 % des répondants savent quel est le montant de leurs droits formation. En conclusion à la question : « vous sentez-vous bien ou mal informé(e) sur la formation professionnelle continue ? », seuls 10 % se disent très bien informés et 33 % « assez bien », dont 53 % de cadres, 58 % de moins de 35 ans... et 68 % de personnes travaillant dans les RH !

Claire Padych

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