logo WK-RH

Le portail dédié aux acteurs du social, des ressources humaines et du management.

Accueil
Actualités RH
Le groupe EDF promeut la mobilité durable pour devenir un « employeur bas carbone »

xx Actualité sociale xx


RSE

Le groupe EDF promeut la mobilité durable pour devenir un « employeur bas carbone »

Pour les partenaires sociaux d’EDF, l’évolution de la façon de se déplacer s’inscrit dans le cadre d’une transformation sociétale profonde, sous-tendue par l’urgence climatique. Aussi, pour développer une « mobilité durable » au sein du groupe, ils ont signé, le 12 novembre 2019, un accord qui promeut des modes de gestion des activités prenant en compte leur impact sur les déplacements domicile-travail et professionnels, et capables de modifier les comportements.

10/02/2020 Liaisons Sociales quotidien, 10/02/2020

Le 12 novembre 2019, EDF a signé avec tous les syndicats représentatifs dans le groupe - la CFDT, la CFE-CGC, la CGT et FO - un accord triennal sur la mobilité durable des salariés du groupe en France (hors Enedis et RTE). Ce texte témoigne de la volonté de répondre aux enjeux de transition énergétique, de santé publique et d’efficacité, indique un communiqué d’EDF. Qui souligne aussi qu’à côté de l’objectif majeur d’une réduction des émissions de CO2, alors que l’utilisation des voitures représente plus de 70 % des trajets domicile-travail, il y a aussi la volonté d’éviter des pertes de temps et donc d’efficacité au travail.

Les trois enjeux de cette négociation

L’accord rappelle que la mobilité durable « s’inscrit dans un contexte légal à la fois existant et en pleine évolution », qui a débuté avec le vote de la loi de transition énergétique de 2015 ayant créé les plans de mobilité. Depuis la signature en novembre de l’accord EDF, la loi d’orientation des mobilités a été publiée au Journal officiel du 26 décembre 2019. Elle fait de la mobilité, dans certains cas, un nouveau thème à traiter dans la négociation obligatoire sur l’égalité et la qualité de vie au travail (v. l’actualité nº 17966 du 27 décembre 2019).

Par ailleurs, note l’accord, la mobilité durable répond à des enjeux propres à chaque entreprise. Chez EDF, ils sont au nombre de trois :

- un enjeu économique d’optimisation du fonctionnement des entreprises du groupe EDF à travers leurs déplacements, contribuant à l’amélioration de leur image et de leur attractivité ;

- un enjeu social d’amélioration des conditions de travail permettant une réduction du nombre des accidents de trajet, contribuant à l’amélioration de la santé au travail et favorisant le dialogue sur un sujet d’intérêt général ;

- un enjeu environnemental de réduction des nuisances (pollution, bruit) et de la demande énergétique, et de récupération d’espaces (stationnements).

Un levier d’action : le plan de mobilité

Les signataires rendent obligatoire d’ici à la fin de 2020 l’élaboration d’un plan de mobilité sur chaque site de plus de 100 salariés, qu’il se situe ou non sur un territoire concerné par un plan de déplacements urbains.

L’édification d’un plan interentreprises, entre sociétés EDF ou non, doit être recherchée, si elle permet de réaliser des actions de plus grande portée.

L’élaboration et la mise en œuvre des plans relèvent du directeur de l’entité ou des entités occupant le site, en concertation avec les représentants du personnel et des organisations syndicales. S ept thématiques doivent être systématiquement examinées. Parmi ces thèmes obligatoires figurent l’étalement des horaires d’entrée et départ des sites, l’usage des réunions à distance, les différentes modalités de travail à distance. Les plans, révisés tous les ans, doivent aussi développer l’usage de modes de transport respectueux de l’environnement pour les trajets domicile-travail, les déplacements professionnels et le transport des matériels. Ils doivent encore faciliter le changement de domicile de salariés se rapprochant de leur travail.

De nouveaux modes de déplacement

Sans attendre la mise en place de l’ensem-ble des plans de mobilité, l’accord incite au covoiturage, avec un partenariat national pour la mise en place d’un tel service et le recours au forfait mobilité durable (créé par la loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019), pour le conducteur et le passager, dès 2020. Pour encourager les déplacements en vélo est prévue la remise d’un kit de sécurité à l’issue de la formation sécurité, ainsi que la mise en place d’infrastructures de stationnement sécurisé et des tarifs négociés pour l’achat de vélos (à assistance électrique ou non). En revanche, l’accord recommande la prudence s’agissant de l’usage de nouveaux engins tels que le électrique.

Il prévoit encore, pour impulser la mobilité électrique, des tarifs négociés pour l’achat de véhicules électriques ou hybrides et la généralisation des infrastructures de recharge sur le lieu de travail.

De nouvelles organisations du travail

Selon l’accord, développer la mobilité durable, conduit également à utiliser le levier de l’organisation du travail pour optimiser les déplacements. À ce titre, un article est consacré à l’intégration des impacts sur la mobilité dans les projets modifiant l’implantation des activités.

Les signataires incitent aussi les entités du groupe à favoriser l’étalement des horaires d’arrivée et de dépar t des salariés sur le site de travail, pour les sites notamment implantés dans les grandes agglomérations urbaines et concernés par les difficultés de transport. De même les entités du groupe sont incitées à développer ou à poursuivre le développement du télétravail, et celui du service Welcome. Ce service permet à des salariés de travailler régulièrement sur un autre site d’EDF plus proche de leur domicile Il peut être complémentaire au télétravail au domicile sur décision du manager. Il s’inscrit, indique l’accord, dans la volonté du groupe de développer la responsabilisation des salariés.

Enfin, est encouragé l’usage des réunions à distance. L’accord souligne, à ce propos, la nécessité de sensibiliser les salariés aux comportements facilitant le déroulement des réunions à distance, en particulier pour celles mêlant participants en présentiel et à distance.

PROLONGATION ET ÉVOLUTION DE L’ACCORD « COMPÉTENCES »
Chez EDF, depuis octobre 2016, c’est un accord « relatif aux compétences » qui fixe un cadre à la mise en œuvre de la formation et organise le dialogue social autour de l’emploi. Il inclut des dispositions constituant un contrat de génération. Cet accord est prolongé de un an par un avenant, qui l’adapte également à l’évolution de la législation. Signé unanimement, cet avenant inclut, par exemple, l’engagement d’EDF SA de compter plus de 5 % d’alternants dans ses effectifs, d’accueillir au moins 30 alternants en situation de handicap tous les ans et de réaliser au moins 25 % des embauches issues de l’alternance. La CFE-CGC n’avait pas signé l’accord « compétences » en 2016 car, explique le DSC de la CFE-CGC, Hervé Desbrosses (v. ses réponses sur l’accord mobilité dans son interview « “Le dialogue social n'est pas perdant” s'il se tient en visioconférence, selon le DSC CFE-CGC d'EDF »), « une mesure d’âge non négociée avait été introduite dans l’accord quelques jours avant le terme de la négociation ». Le nouvel avenant supprime l’annexe relative à « l’accompagnement des salariés en fin de carrière ». Au surplus, explique la CFE-CGC, « il s’agit d’un avenant technique incluant les dispositifs de la nouvelle loi sur la formation. Il n’introduit aucune ambition nouvelle. L’accord sera renégocié cette année. Pour ce qui est des mesures de fin de carrière, la CFE-CGC reste sur la position de les négocier, il revient donc à la direction de ne pas agir par décision unilatérale ».

 

Accord du 12 novembre 2019 relatif à la mobilité durable du Groupe EDF
Avenant de révision du 13 novembre 2019 de l’accord compétences d’EDF SA Date : 13 novembre 2019

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter à l'adresse suivante : contact@wk-rh.fr. »