logo WK-RH

Le portail dédié aux acteurs du social, des ressources humaines et du management.

Accueil
Actualités RH
La Société générale priorise le reclassement interne pour réorganiser son réseau de détail

xx Actualité sociale xx


EMPLOI ET CHÔMAGE

La Société générale priorise le reclassement interne pour réorganiser son réseau de détail

Dans le cadre d’une nouvelle réorganisation dans sa banque de détail en France (BDDF), avec à la clé la suppression de 530 postes à l’horizon 2023, la Société générale a conclu, le 30 janvier 2020, un accord « d’accompagnement social » des salariés concernés. Applicable à compter du 1er mars 2020, cet accord prévoit un dispositif renforcé de reclassement interne et des mesures financières spécifiques d’accompagnement de la mobilité géographique.

14/02/2020 Liaisons Sociales quotidien, 14/02/2020

La Société générale priorise le reclassement interne pour réorganiser son réseau de détail © Qvasimodo - Getty images

SUR LE MÊME THÈME

La Société générale et les syndicats CFDT, CFTC et SNB ont signé, le 30 janvier 2020, un accord en vue d’accompagner les salariésconcernés par des suppressions de postes dans le cadre du projet d’évolution des métiers de la banque de détail en France(BDDF). En effet, la banque française avait annoncé, en septembre 2019, la suppression de 360 postes dans les centres de services (CDS) et de 170 postes au siège de la BDDF d’ici 2023. Outre le renforcement des mesures d’accompagnement au reclassement interne via « un dispositif de mobilité adapté aux enjeux de l’évolution envisagée », des mesures spécifiques relatives à la mobilité géographique, applicables à une catégorie de salariés, sont également prévues.

À noter que l’accord reconduit les dispositifs de rupture conventionnelle collective (RCC) et d’aménagement de fins de carrière dont les bases ont été posées dans l’accord du 13 mars 2019 sur l’évolution des métiers, des compétences et de l’emploi (v. l’actualité nº 17783 du 26 mars 2019).

Typologie des salariés concernés par les mesures d’accompagnement

Les collaborateurs concernés par des suppressions de postes se répartissent comme suit :

- ceux éligibles uniquement au dispositif renforcé de reclassement interne,via une mobilité fonctionnelle sur site, pour lesquels ne seront pas applicables l’accompagnement spécifique de la mobilité géographique ainsi que les dispositifs de rupture conventionnelle collective (RCC) ou d’aménagement de fin de carrière. À ce titre, 481 salariés sont concernés, notamment ceux des entités du siège BDDF et des CDS (hors ceux de Viry-Chatillon et Saint-Quentin en Yvelines) ainsi que les emplois de directeurs commerciaux, responsables d’activités commerciales et organisateurs conseils dans toutes les directions régionales ;

- ceux pour lesquels les mesures de reclassement interne sur site ne seraient pas suffisantes. Ces salariés bénéficieront, en outre, de mesures financières spécifiques d’accompagnement à la mobilité géographique ou d’un départ volontaire dans le cadre d’une RCC ou d’un aménagement de fin de carrière. L’accord identifie dans ce cadre 892 salariés concernés, notamment ceux des CDS de Viry-Chatillon et Saint-Quentin en Yvelines ainsi que certains métiers (assistant contrôleur de gestion, contrôleur de gestion, gestionnaire prestations services généraux, responsable risque de crédit, etc.) des CDS de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Rennes et Strasbourg.

Priorité au reclassement interne

La Société générale « fait du reclassement interne sa priorité ». À ce titre, elle s’engage à mettre sur la Bourse des emplois, toutes lesoffres de postes « dans les plus brefs délais » et à « préempter tout poste ouvert ».

L’accord prévoit également des actions d’accompagnement renforcées en vue de préparer cette mobilité fonctionnelle sur site, à savoir :

- la tenue d’un entretien individuel permettant de recueillir les souhaits de mobilité fonctionnelle, géographique et d’évolutionprofessionnelle. Cet entretien doit faire l’objet d’un compte rendu écrit au plus tard dans les huit jours suivants celui-ci ;

- l’organisation de forum métiers dans les bassins d’emploi « où cela s’avère nécessaire » en vue de faciliter le reclassement des salariés ;

- un accompagnement individualisé pour les salariés du réseau via le dispositif mobilité réseau (DMR) ;

- la mise en place du dispositif « vis-ma-vie » permettant aux salariés de « découvrir concrètement le métier envisagé » ;

- des actions spécifiques d’accompagnement et de formation en vue de permettre une prise de poste « dans les meilleures conditions possibles ».

Concernant les règles de priorité de reclassement en cas de candidatures multiples, le choix se fera dans l’ordre suivant :

- reclassement du salarié sur son lieu de travail actuel avec priorité au salarié qui a dû déménager dans le cadre d’un précédent projet de réorganisation ;

- date de suppression de poste ;

- ordre décroissant de l’ancienneté dans l’entreprise.

L’accompagnement spécifique à la mobilité géographique

Les salariés n’ayant pas pu être reclassé sur site percevront, en plus des aides à la mobilité géographique prévues dans l’accord sur l’accompagnement social de la transformation de la BDDF du 1er mars 2018 (v. l’actualité nº 17526 du 8 mars 2018) une indemnité forfaitaire de 15 000 € dans le cas d’une mobilité vers les délégations régionales (DR) du Nord ou à l’intérieur de l’une d’entre elles ou encore vers les DR du Sud sur un poste ouvert depuis trois mois dans la bourse des emplois ou identifié comme difficile à pourvoir. Les salariés amenés à avoir une mobilité vers et dans les DR du Nord pourront opter pour une majoration de 30 % du montant de leur enveloppe logement. Ils bénéficieront, en outre, d’une augmentation de six mois de l’allocation mensuelle d’aide à la mobilité (AAMO).

Les signataires mettent également en place un dispositif de mobilité spécifique à tout poste sur la région parisienne, applicable aux salariés des CDS de Viry-Châtillon et de Saint-Quentin en Yvelines ainsi qu’à certains assistants RH exerçant leur activité en région parisienne en zone 4 et 5. Pour en bénéficier, le nouveau temps de trajet domicile-lieu de travail doit être supérieur à 45 minutes.L’accord prévoit notamment, en cas de mobilité sans déménagement, le versement d’une prime forfaitaire de 6 600 €, versée sur trois ans à condition de rester présent à l’effectif. Des aides financières sont aussi accordées en cas de déménagement sous réserve que le changement de résidence conduise à une réduction du temps de transport de 20 minutes par trajet et qu’il soit réalisé au plus tard dans les 12 mois de la prise de poste.

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter à l'adresse suivante : contact@wk-rh.fr. »