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L'ANDRH toujours arc-boutée sur la situation des seniors

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L'ANDRH toujours arc-boutée sur la situation des seniors

L'impact de la réforme des retraites sur l’allongement des carrières sera l'un des grands défis que devront relever les DRH, a indiqué, ce mardi 25 février, l'Association nationale des DRH (ANDRH), lors d'une conférence de presse consacrée à l'actualité sociale.

27/02/2020 Liaisons-sociales.fr

L'ANDRH toujours arc-boutée sur la situation des seniors © De gauche à droite, Benoît Serre, vice-président de l'ANDRH, Audrey Richard, présidente par intérim et Laurence Breton-Kueny, vice-présidente

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Si la réforme des retraites marque, selon Benoît Serre, le vice-président de l'ANDRH, la fin du cycle macroniste de réforme du marché du travail, elle suscite aussi chez les DRH de nombreuses interrogations. A commencer par la sempiternelle question du maintien dans l'emploi des seniors. En septembre dernier, l'association avait créé la sensation en proposant de faire de l'emploi des salariés âgés une grande cause nationale avec la mise en place d'un Index seniors sur le modèle de l'Index de l'égalité femmes-hommes. La remise du rapport Bellon au gouvernement sur l'emploi des seniors en janvier 2020 a douché les espoirs de l'ANDRH, la présidente du conseil d'administration de Sodexo ayant exclu cette mesure de ses préconisations transmises à Edouard Philippe. « On verra la suite qui sera donnée à ce rapport. Je note toutefois que la ministre Muriel Pénicaud avait particulièrement apprécié notre proposition d'Index seniors », a glissé Benoît Serre. Satisfaite de cette recommandation, l'ANDRH a donc une nouvelle fois martelé l'enjeu que constitue pour les entreprises l’allongement des carrières. Un challenge supplémentaire à relever pour les DRH qui, selon l'association, nécessite la mise en branle de plusieurs outils RH : la mise en place d’une GPEC ; la lutte contre les stéréotypes ; le maintien de l’employabilité des seniors ; les aménagements de postes ; la valorisation des parcours ; le développement des dispositifs de transition et de transmission des compétences. Autre chantier identifié par l'ANDRH : la discrimination exercée sur les seniors au chômage, population oubliée des politiques de l'emploi.

Pénibilité au travail

Concernant la pénibilité au travail, l'ANDRH plaide pour des critères applicables et faciles à évaluer. « Sur les emplois physiques ou plus exposés à la pénibilité, les craintes se concentrent sur l’augmentation des arrêts de travail, du nombre d’inaptitudes ou encore de ruptures conventionnelles individuelles notamment dans les structures dont la taille ne permet pas de mobilité en interne », liste l'association. Enfin, elle est demandeuse d'un effort de communication pour mieux accompagner les salariés et anticiper les départs à la retraite, et appelle à « des incitations fiscales plus significatives pour les entreprises, afin d’encourager la généralisation des dispositifs d’épargne salariale et de trouver une forme de compensation à la baisse attendue des pensions. »

Calendrier des négociations obligatoires et BDES

Sur le front du dialogue social, l'ANDRH a constaté dans une enquête menée auprès de ses adhérents, une bonne prise en main des ordonnances Macron, notamment sur les volets nouvelles instances représentatives du personnel, télétravail, fonctionnement du CSE et aménagements conventionnels. En revanche, les connaissances des professionnels des RH restent à améliorer sur les sujets du congé de mobilité et de l’accord de performance collective.

Selon les sondés, les négociations devraient porter en 2020 sur le calendrier des négociations obligatoires et la BDES, alors que l'an dernier les thématiques du CSE et du télétravail avaient occupé le devant de la scène. « Nous avons également constaté que la fusion des instances représentatives du personnel s'était accompagnée de diverses mesures d'accompagnement pour les anciens élus », a indiqué Audrey Richard, DRH du groupe Up et présidente par intérim de l'ANDRH suite au départ de Jean-Paul Charlez.

Un an après son entrée en vigueur, la loi « Avenir professionnel » n'a pas totalement infusé les politiques RH, selon une autre étude de l'ANDRH réalisée en janvier dernier. Du coup, les DRH ont de fortes attentes cette année en termes d’accompagnement, d’informations et de conseils notamment à l’égard de leurs Opco. Un impératif alors que l’attractivité, la fidélisation et le développement des compétences des salariés restent la priorité des DRH.

J-F. Rio

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