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Covid-19: les SST se préparent à faire du dépistage

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SANTÉ AU TRAVAIL

Covid-19: les SST se préparent à faire du dépistage

Selon l’ordonnance du 1er avril, les services de santé au travail (SST) peuvent dépister les salariés. Mais les textes d’application se font attendre, alors que le déconfinement se profile après le 11 mai.

29/04/2020 Protection Sociale informations, 29/04/2020

Covid-19: les SST se préparent à faire du dépistage © anyaivanova - Getty images

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En attendant la stratégie de déconfinement du gouvernement, les SST interentreprises (SSTI) se sont préparés à toutes les éventualités en matière de dépistage. Ils ont commencé à former leurs salariés aux modalités de prélèvement, à nouer des contacs avec des laboratoires qui pourront fournir le matériel d’analyse et à se mettre en capacité de gérer les informations liées aux résultats. En Île-de-France, où leurs champs d’action se chevauchent géographiquement, les SSTI devraient s’entendre sur une réponse coordonnée à l’échelle régionale, avec la mise en place de centres de dépistage communs dans des locaux dédiés.

Reste que les différents scénarios – tests virologiques ou sérologiques, en cas de symptômes ou systématiquement – n’auront pas la même incidence sur les ressources humaines des services, dont les missions cardinales n’ont pas été modifiées. Même si l’ordonnance du 25 mars a permis de reporter les visites médicales non urgentes jusqu’à fin 2020 (PSI n° 1210), il faudra bien les effectuer, en téléconsultation si possible (PSI n° 1212), et en les étalant dans le temps. Et c’est sans compter toutes les visites de reprise après absences de plus de 30 jours (hors arrêts de travail pour garde d’enfant), qui seront à programmer dans le mois (en cas de poste à risque) ou dans le trimestre. Or il faut garder du temps pour les actions en milieu de travail. «Les SSTI sont toujours en première ligne dans l’accompagnement des entreprises, à fortiori pour l’après-11 mai», explique Martial Brun, DG de Présanse.
«Attention à l’idée erronée selon laquelle le dépistage serait une garantie pour les entreprises. La solution est dans la prévention primaire face à ce nouveau risque biologique : elles doivent réorganiser le travail », assure Françoise Siegel, médecin à l’AST67. Ce SSTI a adopté une démarche proactive en vue du déconfinement: sa plateforme Covid appelle 800 structures par jour.

Mais les SSTI sont, comme tout employeur, astreints à une obligation de sécurité à l’égard de leurs salariés, rappelle Armand Reboh, le directeur de l’AST67 dont 30% des agents ont été malades et 18 médecins (sur 87) ont plus de 70 ans. Problème: les SSTI, qui ont offert leurs équipements aux hôpitaux en début d’épidémie, peinent à s’en procurer. L’ACMS attend la livraison de 12000 masques FFP2 (2,2 € l’unité). Il en faudrait 30 000 par mois pour 100 centres en Île-de-France.

QUEL FINANCEMENT?
Le 14 avril, le DG de la Cnam a estimé que les tests réalisés par les SST devaient être financés par les employeurs. Rien à voir avec la gestion d’un risque professionnel, répond Présanse : ils s’inscrivent dans la stratégie de santé publique et doivent être pris en charge par la Sécu.

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