Opérations coups de poing, initiatives musclées, séquestrations, blocages d’usine… Avec la multiplication des plans sociaux, la radicalisation sociale se poursuit. Tentatives désespérées ? Actions jusqu’au-boutistes ?
A Pithiviers (Loiret), un cadre dirigeant de 3M (industrie pharmaceutique) a été retenu toute une nuit dans son bureau par des salariés bien décidés à obtenir de meilleures conditions de départ dans le cadre du plan social touchant 110 postes. Un scénario proche de la séquestration survenue chez Sony France, dans les Landes, il y a trois semaines. A Dijon, une soixante de salariés d’Amora-Maille, en grève contre le plan social, se sont rendus, le 25 mars, dans un hypermarché pour remplir leurs chariots de pots de moutarde...
Sans réponse concrète, mais inquiet de la mobilisation du 19 mars, le gouvernement a tenté de rassurer en se positionnant en première ligne. Les salariés de Continental Clairoix ont été reçus à l’Elysée, par Raymond Soubie, le conseiller social de Nicolas Sarkozy. Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie, a été dépêché chez l’équipementier Heuliez (Deux-Sèvres), menacé de cessation de paiement.
Dans la foulée, le chef de l’Etat a annoncé la création de postes de commissaire à la réindustrialisation dans chaque bassin d’emploi en difficulté. Dans l’Oise, un premier commissaire, Claude Trink, a été nommé. Il disposera des “pleins pouvoirs”.
Mais les “Conti” restent dans l’attente. A Clairoix, aucune garantie sur l’emploi n’a été apportée. Les salariés d’Heuliez, eux, espèrent toujours un probable soutien du fonds d’investissement stratégique de l’Etat pour la fabrication de leur voiture électrique.
Parallèlement, un nouveau plan d’urgence en faveur des jeunes devrait être présenté mi-avril. Doté d’une enveloppe de 1,5 milliard d’euros, il ferait la part belle à la formation par alternance afin de leur permettre d’accéder aux métiers en tension. Selon Martin Hirsch, le haut commissaire à la Jeunesse, le nombre de jeunes sans emploi de moins de 25 ans pourrait augmenter de 150 000 à 250 000 en 2009, pour monter « jusqu’à 650 000 ». Mais quelle sera l’articulation de ce plan avec la commission sur la politique de la jeunesse, lancée par le haut- commissaire, le 17 mars, et qui devrait aboutir en juin ?
La multiplication des annonces a fini par brouiller les pistes. De même concernant la réindustrialisation. Le fonds de revitalisation, annoncé par Nicolas Sarkozy, dès le 21 février 2008, n’est toujours pas créé. Il devait être alimenté par des sociétés procédant à des restructurations diffuses – une banque fermant dans plusieurs villes de France ou des laboratoires pharmaceutiques licenciant quelques personnes ici et là… L’idée étant d’aider à la reconversion des bassins d’emploi touchés par des réductions d’effectifs.
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Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
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recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
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