Chez Assystem, groupe d’ingénierie et de conseil employant 5 000 personnes en France, la fin d’année 2008 aura été marquée par la mise en place, dans l’urgence, d’un plan “anticrise” : Renault venant de remercier l’ensemble de ses prestataires, le groupe se trouve confronté au retour anticipé de 300 salariés, ingénieurs et dessinateurs-projeteurs. « Le retournement de cycles est une constante de nos secteurs d’activité, souligne Emmanuelle Capiez, la DRH. Comme par le passé avec la fin des chantiers nucléaires de La Hague ou l’arrêt des bureaux d’étude de Volvo Trucks à Lyon, nous nous mobilisons d’abord pour préserver nos emplois. »
Fort de sa multiactivité, Assystem décide donc de mettre sur pied un vaste plan de redéploiement des compétences vers ses secteurs en bonne santé, c’est-à-dire le nucléaire et, dans une moindre mesure, l’aéronautique et le ferroviaire. Après avoir mis sous contrôle son recrutement externe, le groupe renforce les effectifs de sa “cellule mobilité”. Réactualisée chaque semaine, une base de besoins, commune à l’ensemble de l’entreprise, permet, notamment, de positionner rapidement les salariés disponibles. Afin d’étudier les solutions – périodes de professionnalisation, DIF, VAE –, les plus adaptées à chacun, une “cellule formation” est également mise en place.
En mars, sur les 212 salariés inscrits dans un parcours de formation, la majorité avaient rejoint, pour une durée de six à dix semaines, l’Assystem Nuclear Institute, une école de formation interne tout juste sortie des cartons du groupe. « L’existence de cette école, conçue pour pallier les quelques difficultés de recrutement rencontrées en 2008 dans le secteur du nucléaire, nous a fait gagner un temps précieux », reconnaît Alain Gilles, le délégué syndical central CFDT.
Afin de préserver son équilibre financier pendant cette période de reconversion, Assystem a, en outre, demandé – et obtenu – des autorisations de chômage partiel. Cela a permis à 350 salariés d’alterner périodes de chômage et de formation jusqu’en août. « Une décision difficile, dont nous tentons de limiter au maximum les effets négatifs », explique Emmanuelle Capiez. L’entreprise garantit, en effet, le maintien à 100 % de la rémunération pour les salaires de moins de 2 000 euros, et à 90 % au-delà.
Afin de ne pas être livré à lui-même, chaque salarié est également rattaché à un manager référent avec lequel il peut régulièrement faire le point sur sa situation. « Certes, le nucléaire c’est l’avenir, confirme Alain Gilles. Mais les projets sur lesquels nous nous positionnons seront-ils opérationnels au terme du dispositif, fin août ? En dépit de leur bonne santé, nos clients auront-ils du travail pour 200 personnes supplémentaires d’ici là ? »
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- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
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