PSA Peugeot Citroën est le premier constructeur choisi par l’Etat pour décliner l’accord-cadre automobile sur le chômage partiel signé le 1er avril 2009 pour l’ensemble du secteur automobile. L’Etat s’y engage, sous réserve de maintien dans l’emploi des salariés concernés « pendant une durée minimale de six mois à partir de la date d’effet du formulaire d’adhésion », à rembourser 5,08 euros par heure de chômage partiel sur un total brut de 6,84 euros pour un salaire moyen. Durant la mise en place du chômage partiel, l’Etat exige des entreprises qu’elles respectent l’objectif cible de dix jours de formation (70 heures) par salarié concerné. Dans l’accord-cadre sectoriel, ces formations peuvent être réalisées au titre du plan de formation, d’une période de professionnalisation ou du droit individuel à la formation (DIF). Mais PSA Peugeot Citroën va plus loin, en s’engageant, via son accord sur la formation et l’indemnisation du chômage partiel, signé, le 6 avril, avec la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, FO, et GSEA, à comptabiliser les 70 heures en dehors de ses obligations légales relatives à la formation.
Les salariés en chômage partiel bénéficieront collectivement et par roulement d’une formation au Lean industriel. « Il s’agit d’apprendre des savoir-être et des savoir-faire pour s’améliorer professionnellement et doper la performance », explique Ricardo Madeira, délégué syndical central CFDT de PSA et membre du comité de groupe européen. 150 salariés ont déjà débuté une formation sur le site de Rennes et la direction de PSA vise, avant la fin de l’année, la formation de 3 000 salariés. Les sessions de formation se déroulent durant les jours chômés. « Le nombre de jours chômés est variable d’un site à l’autre, pour Rennes, de janvier à mars, ils se sont élevés à 16 », détaille Ricardo Madeira.
En 2009, c’est la formation de l’ensemble des salariés (70 000 en France) de PSA Peugeot Citroën qui sera améliorée. « Après de rudes négociations, indique le responsable cédétiste, le volume d’heures de formation est passé de 1 664 000 en 2008 à 1 million 900 000 cette année, alors que la direction voulait le revoir à la baisse. » La formation semble un élément d’autant plus stratégique que l’emploi chez PSA, en cette période de crise, est menacé. En effet, un plan de réduction des effectifs sur la base du volontariat s’est ouvert en décembre dernier afin de permettre le départ de 3 550 salariés d’ici à juin 2009.
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