Le décret serait fin prêt et n’attendrait plus que la signature du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Solidarité et de la Ville, Brice Hortefeux. Si le texte passe, la procédure pour traiter les accidents du travail changerait du tout au tout. A chaque déclaration de sinistre, les employeurs devront dire, dans la foulée, s’ils contestent la qualification d’accident du travail, synonyme d’augmentation des cotisations pour l’année suivante. Si oui, elles devront immédiatement engager une action en contentieux. Jusqu’ici, les caisses primaires d’assurance maladie enclenchaient les remboursements. Les entreprises avaient deux ans, et dans certains cas jusqu’à quatre ans pour examiner ou faire étudier les dossiers par des cabinets spécialisés en gestion des coûts sociaux.
Le futur dispositif vise à lutter contre les sous-déclarations d’accidents du travail, dont le coût pour la Sécurité sociale est évalué à 800 M€ par an. Il tend aussi à protéger les droits des salariés. En revanche, il fauche l’herbe sous les pieds des cabinets conseils. « C’est un encouragement au contentieux. Il y aura beacoup plus de contestations de la part des entreprises qu’aujourd’hui », estime Charles-Henry Allibert, président de leur fédération, Syncost. L’enjeu sera particulièrement sensible pour les secteurs qui enregistrent des taux d’accidents du travail élevés,. Parmi eux, les services portuaires, le bâtiment, les travaux publics, ou encore la métallurgie.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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