Usine high-tech, certifiée ISO 14001, pourvue de salariés compétents, cherche repreneur. C’est la petite annonce que les 1 500 employés du fabricant de composants électroniques Altis, filiale d’IBM et d’Infineon, pourraient faire passer si le « plan de la dernière chance » en cours d’échafaudage ne passe pas. Il était évoqué en comité d’entreprise, le 28 avril. Depuis 2007, l’entreprise est supposée avoir été cédée au groupe russe GIS, qui a pris des engagements sur la pérennité du site de production de Corbeil-Essonnes (91) et sur le maintien des emplois.
En réalité, la transaction n’a jamais été bouclée. "Big blue" perd patience. Les quelque 1 500 salariés craignent pour leurs jobs. Le dossier est déjà monté à plusieurs reprises jusqu’à Christine Lagarde, par l’intermédiaire des élus de l’Essonne. Le député-maire (UMP) d’Étampes, Franck Marlin, monte de nouveau au créneau, et en appelle à Bercy pour « préserver ce fleuron national ». Plus pragmatique, Serge Dassault, sénateur-maire (UMP) de Corbeil, soutient la solution du LMBO (Leverage Management Buy Out). Altis serait cédé à son actuelle direction, emmenée par Jean-Paul Beisson, pour 1 euro symbolique. Un pool bancaire pourrait avancer 60 M€, abondés par les pouvoirs publics à hauteur de 40 M€, via Oseo. Pour leur part, IBM et Infineon feraient don de la trésorerie (130 M€) et garantiraient deux années de sous-traitance.
Reste à convaincre les syndicats, échaudés par la première cession ratée et dubitatifs quant à la viabilité de ce montage, compte tenu des diffultés que rencontre l’ensemble du secteur de la microélectronique. Outre Altis, STMicro, Atmel, Freescale et même la star de cette activité, Soitec, sont en difficulté.
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :