Alstom, Schneider, Saint-Gobain, France Télécom, Lyonnaise des eaux, Seb, Air France, Club Med, Danone, L’Oréal, BNP Paribas ou encore Société générale. Le Mexique compte près de 350 entreprises françaises. Chiffre d’affaires cumulé : 10 Md$ pour environ 82 000 emplois directs. L’enjeu est suffisamment important pour que le Medef réactive sa cellule de veille sanitaire, pilotée par Jean-René Buisson.
De fait, la plupart de ces groupes ont des procédures rodées qui s’appliquent en cas de crise (coups d’État, catastrophes naturelles ou épidémies). Certaines, comme BNP Paribas, n’ont eu qu’à les relancer. Dès le 30 avril, les responsables de la sécurité du groupe ont tenu une conférence téléphonique avec les directeurs de filiales situés dans les pays à risque pour arrêter une liste de mesures pratiques. Le même jour, Air France a convoqué une réunion extraordinaire de tous les CHSCT pour faire le point. Au Club Med qui exploite deux villages de vacances dans le pays, les consignes de la DRH sont fermes : les expatriés dont la présence n’est pas indispensable sur place ont été priés de rentrer en France. Quant aux GO mexicains, le tour-opérateur leur recommande de vivre provisoirement dans les villages du Club et de limiter leurs contacts avec l’extérieur. Dans la filiale locale de France Télécom, les déplacements professionnels sont suspendus.
La situation est plus complexe dans les implantations industrielles dont le personnel est plus nombreux (Valeo, Schneider Electric, Danone et Sanofi Aventis). Ceux-là prévoient de financer des stocks de masques et de médicaments. Mais syndicats et CHSCT ne sont pas pour autant rassurés à 100 %. Chez Air France par exemple, le sujet donne lieu à une polémique entre la DRH et la CGT. La dernière réclamant des moyens accrus : outre la distribution de savon et de lingettes aseptisantes, elle souhaite des masques et la diffusion régulière de bulletins internes.
A lire aussi l'article, publié en deux parties, dans les n° 144 de juin 2008 et le n° 145 de
juillet 2008 des Cahiers du DRH.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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