Le contrat de travail d’une négociatrice immobilière comporte une clause de non-concurrence pendant une durée de six mois à compter de la rupture effective du contrat s’appliquant dans un rayon de 20 km et assortie d’une contrepartie financière calculée sur la base de 20 % des derniers mois de salaire brut.
La salariée après sa démission saisit les prud’hommes pour obtenir le paiement de la contrepartie financière.
L’employeur s’oppose au paiement de la contrepartie financière pour deux raisons. D’abord la salariée ne lui ayant pas notifié sa nouvelle adresse il n’avait pu la dispenser de son obligation de non-concurrence et ensuite la clause contractuelle de non-concurrence prévoyait qu’il appartenait à la salariée pour bénéficier de la contrepartie financière de justifier par tout moyen de l’absence de violation de la clause. Cette preuve n’ayant pas été rapportée il s’estime dispensé de toute contrepartie financière.
Aucun de ces arguments ne trouvera d’écho auprès de la Cour d’appel de Rennes. Sur l’absence de notification du changement d’adresse, elle décide que rien n’empêchait l’employeur de notifier à la dernière adresse connue la dispense de clause et ce d’autant plus que des courriers expédiés au moment de la démission lui étaient bien parvenus. Sur l’aménagement des règles de preuve par la clause, il est jugé qu’une telle clause est inopérante et qu’il appartenait à l’employeur pour se libérer du paiement de la contrepartie financière de rapporter la preuve d’une éventuelle violation par la salariée de son obligation de non-concurrence.
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Outil de travail indispensable, le Mémo social 2011 couvre en un seul volume l'ensemble de la réglementation en l’étayant par la jurisprudence la plus récente. Il aborde de façon exhaustive tous les aspects du droit social, qu’il s’agisse des relations individuelles et collectives de travail, de la formation professionnelle, du dialogue social, de la sécurité sociale, de la retraite…
C'est d'abord au législateur qu'il appartient de déterminer comment promouvoir la diversité ; c'est ensuite aux partenaires sociaux d'inventer les moyens d'assurer concrètement à tous les salariés leur place dans la communauté professionnelle, au-delà de leurs différences.Mais le droit du travail doit aussi beaucoup, ici comme ailleurs, à la Cour de cassation, comme le démontrent les derniers arrêts rendus le 8 juin 2011 en matière d'égalité de traitement entre salariés appartenant à des catégories professionnelles différentes.
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