Nouvelle volte-face sur l’emploi des seniors : contrairement à ce qu’il avait envisagé, le gouvernement a finalement affirmé son intention d’instaurer la contribution de 1 % de la masse salariale dans les entreprises qui n’auraient pas signé d’accord prévoyant une augmentation de leur taux d’emploi des seniors. Lors de son discours devant l’Ajis, Brice Hortefeux, ministre du Travail et de la Solidarité, a en effet annoncé que le décret devait paraître d’ici à fin mai, et qu’il reprendrait les termes du projet de décret soumis au Conseil national de l’emploi le 13 janvier dernier.
Ce texte prévoit ainsi que les entreprises d’au moins 50 salariés devront être couvertes, à compter du 1er janvier 2010, par un accord en faveur de l’emploi des seniors. Pour les entreprises de plus de 300 salariés, la négociation d’un accord d’entreprise ou, à défaut, la mise en place d’un plan d’action unilatéral est obligatoire, alors que les entreprises employant entre 50 et 300 salariés couvertes par un accord de branche sur l’emploi des seniors en sont dispensées.
Ces accords devront comporter des objectifs chiffrés concernant :
1/le maintien dans l’emploi des salariés âgés de 55 ans et plus ;
2/le recrutement des salariés âgés de 50 ans et plus ;
3/les dispositions portant sur six domaines d’actions (anticipation de l’évolution des carrières, amélioration des conditions de travail et prévention de la pénibilité, aménagement des fins de carrière, etc.).
« Le moment est bien mal choisi pour faire peser davantage de contraintes sur les entreprises », a réagi la CGPME. Son vice-président, Jean-François Veysset, juge le texte « particulièrement peu adapté aux petites entreprises » et demande son retrait pur et simple.
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- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
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