Sony, 3M, Caterpillar, Molex… Les cas de « bossnapping » se multiplient et la méthode se banalise. Elle se propage même à l’étranger, en Italie, en la personne de Fernando Ruzza, directeur général de la filialede Omnia Network s.p.a., et en Belgique, avec la rétentionde trois cadres d’une filiale de Fiat.
En cette période de crise, aucune entreprise ne semble à l’abri d’une séquestration de ses dirigeants.
Sylvain Niel recense tout ce qu’il faut savoir pour éviter ou affronter au mieux cette situation et, en dernier lieu, en tirer toutes les conséquences sur le plan juridique.
« Vous vous foutez de qui ? Vous nous annoncez que nous sommes virés, alors que le groupe affiche des bénéfices record ! Et vous prétendez ne pas pouvoir faire autrement ! Alors, vous ne sortirez pas d’ici sans avoir cédé à nos revendications ! On n’a plus rien à perdre ! »
Le ton n’est plus au dialogue depuis longtemps dans cette réunion du comité d’établissement au cours de laquelle le directeur vient d’annoncer la fermeture du site. Avec un geste d’impuissance, le décideur désabusé se rassoit. Séquestré, il perd de sa superbe, car il sait qu’il vient d’être défait de son autorité.
Le « bossnapping » devient-il un nouveau moyen pour négocier ?
Existe-t-il un plan anti-séquestration ?
Que peut faire la direction pour prévenir ce risque ?
Et comment réagir si la séquestration n’a pu être évitée ?
En matière criminelle, l’accent est mis depuis de nombreuses années sur la prévention. Toutefois, la séquestration au travail, à la différence de la délinquance classique, est plus une manifestation de désespoir qu’un acte de banditisme. Les recettes de prévention criminelle ne sont donc pas à reproduire ici. Les exemples médiatisés mettent en lumière les caractéristiques du phénomène en entreprise.
Lire l'article intégral en pdf
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
C'est d'abord au législateur qu'il appartient de déterminer comment promouvoir la diversité ; c'est ensuite aux partenaires sociaux d'inventer les moyens d'assurer concrètement à tous les salariés leur place dans la communauté professionnelle, au-delà de leurs différences.Mais le droit du travail doit aussi beaucoup, ici comme ailleurs, à la Cour de cassation, comme le démontrent les derniers arrêts rendus le 8 juin 2011 en matière d'égalité de traitement entre salariés appartenant à des catégories professionnelles différentes.
La loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale a profondément modifié les règles concernant le droit syndical dans l'entreprise. Ce Numéro juridique revient en détail sur ...
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :