La nouvelle pénalité venant sanctionner l’absence d’accord d’entreprise ou de groupe ou l’absence de plan d’action en faveur de l’emploi des seniors pourra concerner toutes les entreprises (y compris les établissements publics) :
– employant au moins 50 salariés ;
– ou appartenant à un groupe d’au moins 50 salariés [CSS, art. L. 138-24].
Néanmoins, les entreprises dont l’effectif est inférieur à 300 salariés ou qui appartiennent à un groupe de moins de 300 salariés qui n’ont ni négocié un accord ni élaboré un plan d’action en faveur de l’emploi des seniors ne seront pas soumises à la pénalité dès lors qu’elles sont couvertes par un accord de branche étendu respectant les conditions posées pour ces accords ou plans (voir encadré p. 4).
L’effectif est apprécié au 31 décembre tous établissements confondus, en fonction de la moyenne au cours de l’année civile des effectifs déterminés chaque mois. Pour déterminer les effectifs de chaque mois, sont comptabilisés les salariés titulaires d’un contrat de travail le dernier jour de chaque mois, y compris les salariés absents, conformément aux règles générales [C. trav., art. L. 1111-2 et L. 1111-3 et, pour les entreprises de travail temporaire, C. trav., art. L. 1251-4].
Lire l'article intégral en pdf
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :