Un ouvrier peintre après un arrêt de travail pour maladie est par un avis du 6 février 2004 du médecin du travail déclaré « inapte à tous les postes de l’entreprise selon l’article R. 241-51-1 du Code du travail : danger pour lui-même et les autres ».
Le salarié de nouveau en arrêt de travail pour maladie a été licencié le 20 février 2004 pour inaptitude physique et impossibilité de reclassement. L’intéressé conteste son licenciement en avançant d’abord un constat irrégulier de son inaptitude, le médecin du travail n’ayant pas expressément indiqué dans son avis qu’une seule visite devait être effectuée. Il considère ensuite que l’employeur n’a fait aucune recherche de reclassement en engageant la procédure de son licenciement trois jours seulement après l’avis d’inaptitude du médecin du travail. En dernier lieu le salarié se plaint d’un harcèlement moral, mais ce point nécessitant un commentaire à lui tout seul compte tenu des précisions apportées par la Cour de cassation sur la notion de harcèlement a été traité dans le n° 256-2 de la Jurisprudence Sociale Lamy.
La Cour d’appel de Paris constate d’abord la régularité de l’avis d’inaptitude en considérant que cette dernière a pu être constatée à l’issue d’un seul examen dès lors qu’il ressort de l’avis du médecin du travail que l’état de santé du salarié constituait un danger immédiat pour lui-même et les autres et visait bien l’article R. 251-51-1 du Code du travail, peu importe qu’il ne soit pas expressément indiqué qu’une seule visite était donc suffisante.
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Outil de travail indispensable, le Mémo social 2011 couvre en un seul volume l'ensemble de la réglementation en l’étayant par la jurisprudence la plus récente. Il aborde de façon exhaustive tous les aspects du droit social, qu’il s’agisse des relations individuelles et collectives de travail, de la formation professionnelle, du dialogue social, de la sécurité sociale, de la retraite…
C'est d'abord au législateur qu'il appartient de déterminer comment promouvoir la diversité ; c'est ensuite aux partenaires sociaux d'inventer les moyens d'assurer concrètement à tous les salariés leur place dans la communauté professionnelle, au-delà de leurs différences.Mais le droit du travail doit aussi beaucoup, ici comme ailleurs, à la Cour de cassation, comme le démontrent les derniers arrêts rendus le 8 juin 2011 en matière d'égalité de traitement entre salariés appartenant à des catégories professionnelles différentes.
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