A la demande de Renault, Technologia, le cabinet d’évaluation des risques dirigé par Jean-Claude Delgenes, mène actuellement une nouvelle enquête sur le stress au technocentre de Renault à Guyancourt, théâtre, on s’en souvient, de suicides. L’opération est suivie à la loupe par le CHSCT et les délégués du personnel, qui tiennent à s’assurer que nul ne fera l’objet de pressions pour donner des réponses « politiquement correctes ».
Le soupçon vise en particulier les entreprises prestataires, dont les collaborateurs présents sur le site sont interrogés, au même titre que ceux de la firme au losange. « L’expérience de la précédente enquête a montré que, si les salariés des sous-traitants ont moins répondu à l’enquête, c’est en partie parce que certains de leurs managers avaient tout mis en œuvre pour empêcher le bon déroulement des opérations », affirme un élu, citant les consultants de Technologia.
Prévu de longue date, ce sondage intervient en pleine réduction d’effectifs (projet Renault volontariat alias PRV), source d’anxiété. De son côté, la direction rappelle les soupapes de sécurité mises en place : responsables de ressources humaines de proximité, plafonnement des heures de présence au bureau, du travail le week-end, et, plus original, accompagnement des personnes en difficulté sur tous les sites de la région parisienne.
Cette dernière prestation étant sous-traitée à la société de coaching Pluridis, qui met à disposition des psychologues. « Nul ne sait l’utilisation qui est faite de ce dispositif qui devrait être comptabilisé dans le temps de travail », critiquent certains délégués du personnel. « Cette disposition a été prise pour préserver la confidentialité », rétorque la DRH, qui promet de faire un point, anonyme, au moins une fois par an.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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