La qualité de la formation est une affaire de co-construction entre la demande et l’offre : tel est le message qu’a affirmé la Fédération de la formation professionnelle, le 18 juin, lors de son colloque sur cette question. La FFP en fait un combat majeur et a interrogé 72 de ses 350 adhérents à ce sujet. Résultats : 75 % d’entre eux affirment que les commanditaires publics et privés sont de plus en plus sensibles à la question de la qualité en formation ; et, à 84 %, qu’ils sont de plus en plus vigilants sur ses coûts.
Pour améliorer la qualité de la formation, les prestataires proposent d’agir à trois niveaux. Premièrement, au sein de leur organisation, par le développement des compétences des formateurs (46 %) et la mise en valeur de l’ingénierie de formation auprès des commanditaires (31 %).
Ensuite, chez les clients, par une plus grande implication du management (25 %), une analyse renforcée des résultats de la formation (23 %), et la pratique systématique du cahier des charges (21 %).
Enfin, troisièmement, auprès des stagiaires, en travaillant davantage sur leurs attentes (49 %), en prévoyant une évaluation “sur poste” (33 %), et en s’assurant de la motivation du stagiaire (23 %).
En cumulant toutes ces propositions, la FFP fait le pari que la qualité de la formation (et le ressenti sur cette question) s’améliorera.
La FFP justifie son analyse par une autre étude*, présentée le même jour : 75 % des salariés français annoncent avoir fait l’expérience de la formation professionnelle. Plus précisément : 58 % déclarent avoir suivi plusieurs formations depuis leur premier emploi (soit une progression de 14 points par rapport à 1999), et 17 % ont suivi une seule formation.
Deuxième enseignement : 90 % des salariés (91 % en 1999), jugent utiles ces formations ; même si la part de salariés l’estimant « tout à fait utile » recule de 56 % à 31 %. En concordance avec ce fort sentiment d’utilité, 73 % des salariés ayant suivi au moins une formation considèrent positivement l’impact de celle-ci sur leur parcours professionnel.
Mais, le dernier enseignement est un désaveu : 41 % des salariés interrogés estiment que leur dernière formation n’a pas été prise en compte par leur hiérarchie. On peut trouver une explication à ce mauvais résultat dans un vieux constat : la pratique déficiente d’évaluation de la formation.
Pour 26 % des salariés ayant suivi une formation, aucune évaluation n’a été conduite ; et, pour 51 % d’entre eux, la seule évaluation réalisée a été effectuée “à chaud”. Les évaluations à froid (12 %), par le responsable hiérarchique (8 %) ou par un tiers extérieur (3 %), sont très minoritaires.
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
Cet ouvrage donne un sens concret et précis au droit de la formation et place la compétence au coeur d’une sécurisation indispensable des parcours professionnels. Son approche répond à la volonté d’appréhender le droit de la formation et des compétences sous un angle très pratique, avec de nombreuses fiches techniques, des quiz et autres questions.
Cet ouvrage explore l’ensemble des voies d’optimisation pour faire plus et mieux avec un budget contraint :
-l’ingénierie stratégique, pour réaligner la formation avec les priorités de l’entreprise ;
-l’ingénierie financière, pour tirer le meilleur parti du cadre réglementaire ;
-l’ingénierie de développement des compétences, pour bâtir des dispositifs à très forte valeur ajoutée ;
-l’ingénierie psychosociale, pour ancrer durablement les contenus dans l’activité professionnelle ;
-l’ingénierie de pilotage et de veille.
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :