Fort de son nouveau projet d’accord, le patronat aurait bien aimé conclure, le 6 juillet, la négociation sur la médecine du travail (PSI n°694). Rejetant tout à la fois la conclusion d’un « accord mou ou un désaccord, synonyme de report sur l’État », selon Danièle Karniewicz (CFE-CGC), les syndicats ont obtenu une séance de négociation supplémentaire.
Trois points seront alors à l’ordre du jour :
1/ L’aptitude-inaptitude. En réponse aux syndicats qui, comme Pascale Coton (CFTC), « avaient l’impression que la procédure projetée visait plus à simplifier le licenciement du salarié inapte qu’à le reclasser », Jean-René Buisson a, au nom du patronat, accepté de revenir sur « la définition » de l’aptitude et de l’inaptitude et de revoir la rédaction « un peu ambiguë ».
2/ La périodicité des visites. Si, pour presque tous les syndicats, CFDT en tête, « quatre ans, c’est inacceptable », le patronat reste attaché à « introduire une souplesse sur la périodicité des visites », a insisté Jean-René Buisson, tout en étant « ouvert sur les quatre ans ». Quitte à « recentrer l’action des services de santé au travail (SST) sur les entreprises privées ».
3/ Le financement des SST. Sur l’insistance des syndicats, le patronat accepte d’ouvrir le dossier. Parmi les sujets évoqués, figurent la collecte que la CFE-CGC et la CGT aimeraient confier aux Urssaf, et surtout les nouveaux critères de financement en remplacement du paiement à la visite. « Nous allons voir si nous pouvons élaborer un dispositif fondé sur une grille de tarifs minima assise sur des critères tels que le nombre de salariés », indique Jean-René Buisson. « Quitte à en renvoyer la définition hors accord à un groupe de travail », précise-t-il. « Pourquoi pas, mais à la condition qu’il y ait un engagement ferme du patronat d’avancer », prévient Danièle Karniewicz.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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