Les centres de services partagés (CSP) de ressources humaines, bêtes noires des syndicats, vus d’un œil méfiant par les managers, tiennent leurs promesses, constate un benchmark d’Entreprise & Personnel, sur la foi d’un groupe d’échanges entre une vingtaine de grandes entreprises membres.
Un CSP performant peut réduire de moitié les effectifs de la fonction personnel. « En France, dans les plus performants d’entre eux, un assistant RH suffit pour gérer 400 salariés », assure François Lecombe, directeur de projet chez E & P.
Et encore, ce ratio quantitatif ne résume pas à lui seul l’ensemble des gains, qui portent aussi sur l’intégrité des données, l’amélioration du contrôle, le partage du savoir-faire et l’évolution des organisations. Pas étonnant que la moitié au moins du Cac 40 ait déjà adopté la démarche. C’est même un des premiers leviers envisagés pour accroître la productivité, après l’informatisation et la réduction des effectifs de la fonction.
Mais attention, « tous les processus RH ne sont pas du ressort d’un CSP », constate E & P. En font partie : la paye, l’administration du personnel, le support aux systèmes d’information RH et la gestion administrative de la formation ou du recrutement. Le tout dans une relation client fournisseur. Un groupe industriel est allé jusqu’à donner une formation commerciale aux salariés de son CSP-RH.
En revanche, les relations sociales, la santé et le bien-être au travail ou encore le développement, l’évaluation et la sélection relèvent du contact direct. Le benchmark met en garde contre la tentation de traiter à la légère la concertation préalable avec les équipes et les représentants du personnel. La mise en place pouvant nécessiter jusqu’à 18 mois.
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Les auteurs ont tiré de leurs expériences 20 situations déroutantes qui reprennent ces différentes problématiques. Présentée sous forme de fiche, chaque situation est décrite, analysée, et comprend des recommandations en termes de bonnes pratiques ou d’actions à éviter.
Depuis 2002, rien n’est plus comme avant en matière de santé au travail. Une double révolution a entièrement reconfiguré les obligations de l’entreprise, et mis la barre très haut dans ce domaine sensible, sur le plan judiciaire mais aussi médiatique.
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