« Nous ne voulons effrayer personne ! » À la veille de l’examen, le 29 juillet, en Conseil des ministres, du projet de loi transformant La Poste en société anonyme au 1er janvier 2010, le nouveau ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a tenu à rassurer les syndicats sur la délicate question de l’affiliation des contractuels de l’établissement au régime de retraite complémentaire.
« Le ministre s’est engagé à présenter début septembre aux syndicats un dispositif qui permette de maintenir, sous une forme ou sous une autre, l’affiliation de ces salariés à l’Ircantec », indique-t-on à son cabinet. Une condition sine qua non pour « éviter toute explosion sociale à la rentrée », avaient prévenu les syndicats. Si cette solution – qui doit encore faire l’objet d’un arbitrage interministériel – présente l’avantage de préserver l’équilibre financier de l’Ircantec et de limiter le coût du maintien des droits pour la direction de La Poste, elle risque toutefois d’être transitoire : « Si nous avons eu des assurances sur le maintien de l’affiliation du stock, qu’en sera-t-il des nouveaux entrants ? » s’inquiète Jacques Lemercier, au nom de FO-Com. « Les salariés ne pourront pas rester éternellement à l’Ircantec », concède-t-on d’ailleurs au cabinet, où l’on ne souhaite pas non plus prêter le flanc « à la moindre suspicion d’aide de l’État » au niveau communautaire.
De leur côté, les responsables de l’Agirc-Arrco n’ont pas dit leur dernier mot non plus. « Nous ne laisserons pas le gouvernement inventer des arguties juridiques pour déroger au droit commun au gré des opportunités politiques », prévient ainsi Bernard Devy, président (FO) de l’Arrco, « irrité par l’absence de concertation gouvernementale avec l’Agirc-Arrco » sur ce dossier. Au risque d’engendrer des contentieux devant les tribunaux, comme ce fut le cas lors de la première transformation du statut de France Telecom, en 1991.
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
Nous avons conçu ce Numéro juridique comme un outil simple et pratique, destiné à guider l'employeur et les représentants du personnel pour que la mise en place et la ...
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :