« Quel choc ! Il n’y a plus qu’une seule ligne de montage, l’autre a disparu. A la place, il y a un grand vide, comblé par du stockage de pièces détachées ! » Michel Bourdon, ouvrier de maintenance et secrétaire de la section CGT de PSA Peugeot Citroën à Rennes, n’en est pas remis.
Désormais, la 407 sera assemblée sur la même ligne que la C5. Sans préavis ! Un séisme pour le personnel de l’atelier, tout juste rentré de vacances. Surtout pour les anciens. Et un facteur de stress supplémentaire pour ceux rongés d’inquiétude alors que l’usine peine à remplir un plan de départs volontaires, le troisième depuis 2007 (lire Entreprise & Carrières n° 965).
Le constructeur automobile, peu délicat envers ses troupes bretonnes, n’est pas un cas isolé. Parmi les entreprises qui mènent des restructurations à répétition, Renault, Alcatel-Lucent, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline, IBM, HP se préoccupent davantage du sort des partants que de celui des restants. Les dirigeants échafaudant sur papier et en petit comité de nouvelles organisations dans le seul but de gagner en productivité.
Un véritable contresens, selon les douze experts européens du groupe Hires (Health in restructuring), qui ont remis, en janvier 2009, à la direction générale Emploi de la commission européenne, un rapport sur La santé dans les restructurations (1). Ce document éclaire en particulier les effets néfastes de ces vastes opérations – PSE, rachat, fusion, délocalisation, transfert – sur l’état physique et mental des “rescapés”. Ce qu’on appelle aussi le “syndrome des survivants”, terme apparu en 1993 et qui retrouve une actualité brûlante en pleine crise économique.
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Cette 2e édition actualisée et enrichie rend compte des évolutions concrètes et des débats dont font l’objet les risques psychosociaux. Un éclairage pluridisciplinaire vivant destiné à tous les acteurs engagés dans la compréhension et le traitement de ces questions : directions, services des ressources humaines, médecins du travail, élus du personnel, préventeurs, juristes, services sociaux…
L’ employeur doit mettre en place une politique de prévention reposant sur plusieurs axes : évaluer les risques notamment par l’élaboration du document unique, adapter le travail à l’homme, informer, former et délivrer des instructions adaptées aux salariés. Parallèlement, il doit veiller au respect des procédures légales de protection de la santé et de la sécurité des salariés.
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