La retraite supplémentaire continue de gagner du terrain dans les politiques RH. Selon les résultats de l’enquête réalisée par le cabinet Watson Wyatt auprès de 83 grandes entreprises, le régime de retraite à cotisation définie – obligatoire (de type article 83) ou facultatif (Pere) – est le plus répandu, avec 51 % de sociétés équipées. Dans plus des deux tiers d’entre elles (71 %), ces dispositifs bénéficient à des catégories étendues de salariés (ensemble des cadres, voire des salariés).
Pour une cotisation médiane totale de 3,3 %, supportée à 67 % par les employeurs, ces régimes offrent un complément de retraite égal à 5 % pour les non-cadres, les cadres et les cadres supérieurs, et 4 % pour les cadres dirigeants. « La tendance est à la flexibilisation de ces régimes par intégration d’un Pere ou par le panachage avec un Perco », note Jean Kimmel, auteur de l’étude.
De son côté, le Perco poursuit son développement : 27 % des sociétés en sont dotées (en hausse de 19 % en un an). Assorti d’un abondement (dans 95 % des cas) égal à 1 000 e en moyenne, ce régime offre un taux de remplacement médian de 6 % pour les salariés, contre 3 % pour les dirigeants.
Concentrés sur les cadres supérieurs et dirigeants, les régimes à prestations définies (article 39) sont mis en place dans 35 % des entreprises. Si plus de 40 % d’entre eux concernent des groupes fermés de salariés, 31 % sont réservés aux cadres et 29 % aux dirigeants. Les formules de calcul des régimes additionnels (qui représentent 50 % des cas), varient de 0,3 à 1,75 % du salaire de base par année d’ancienneté. Quant au complément de retraite médian, il représente 4 % de la rémunération du cadre supérieur contre… 16 % de celui du dirigeant, pour 30 ans de carrière dans l’entreprise. Avec toutefois de fortes amplitudes, selon la formule retenue.
Des salariés mal informés sur les dispositifs d'épargne retraite collective
L’épargne retraite reste la priorité pour 58 % des entreprises
La crise malmène les dispositifs d'épargne retraite collective
La crise financière n’épargne pas les dispositifs d’épargne retraite
Toutes les semaines, recevez par courriel l’essentiel de l’actualité juridique et sociale
Bien négocier les salaires suppose la compréhension et la maîtrise de notions et de mécanismes complexes. Cet ouvrage opérationnel les explique en s'aidant de nombreux exemples et tableaux de bord.
- Présente les principes fondamentaux de l’épargne salariale, les objectifs, le cadre juridique et les caractéristiques de chacun des dispositifs ;
- Explique comment procéder, quels sont, avec des exemples concrets, les points à négocier, quelles sont les formalités à respecter, le régime fiscal et social applicable ;
- Apporte, sous une forme synthétique, toutes les informations pratiques utiles (où s’informer, quels sont les textes de référence, lexique,...)
Découvrez les autres portails métiers de Wolters-Kluwer France :