A compter de janvier 2010, les 1 200 salariés d’EADS France (y compris ceux des filiales EADS-DS et Astrium) seront régis par le même statut social : classifications et rémunérations, durée et organisation du temps de travail, conditions d’emploi et de départ de l’entreprise, mobilité et protection sociale seront presque identiques.
Les négociations avec les syndicats, entamées depuis février, viennent de s’achever sur un accord. À l’origine du chantier, la création de centres de services partagés (CSP), afin de mutualiser les fonctions supports comme les achats, les finances et ressources humaines d’EADS dans le monde, Airbus inclus. Or, le CSP finances, dont les collaborateurs sont issus de différentes entités, a été rattaché juridiquement à EADS France. Impossible d’y faire cohabiter des régimes différents.
D’où une remise à plat complète, qui aura nécessité, au total, pas loin d’une centaine d’avenants. D’autant que les textes n’avaient pas été dépoussiérés depuis 1987. Le DRH, Jacques Massot, qui a géré le dossier, a, le plus souvent, aligné le statut par le haut. Exemple : la valeur du « point », qui sert de base au calcul de la prime d’ancienneté du personnel non cadre, a été augmentée de 4 %. Les primes d’astreinte, jusque-là versées au cas par cas, vont être généralisées, aussi bien pour les cols bancs que pour les cols bleus : 170 euros pour une semaine et 90 euros pour un week-end. Autres améliorations : l’extension de la prime de mobilité au-delà d’un rayon de 15 km (seuls les cadres en bénéficiaient) et l’abaissement du seuil donnant droit à un congé d’ancienneté (57 ans, au lieu de 60 précédemment).
Il a été également créé un congé exceptionnel pour « ascendant ou conjoint handicapé à charge ». Soit cinq jours, capitalisables jusqu’à 15. Un avantage qui n’existait que chez Astrium. La gestion des temps, hétérogène, sera également harmonisée. Les discussions ont été plus compliquées autour de la protection sociale, la direction d’EADS ayant souhaité regrouper tous les contrats pour les confier à un gestionnaire unique : Ipeca. Finalement, les salariés dont la couverture se dégraderait du fait de ce changement percevront une compensation.
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