Le directeur général adjoint, chargé affaires sociales et institutionnelles de Safran, Dominique-Jean Chertier, veut capitaliser sur l’expérience des sociétés du groupe dans les crises antérieures. Après avoir recensé les best practices de la trentaine d’entités aujourd’hui placées sous l’ombrelle unique de Safran (Snecma, Sagem, Hurel-Dubois, Labinal, etc.) et passé en revue la douzaine d’accords GPEC signés dans différentes filiales et branches d’activités, il envisage de regrouper l’essentiel des principes de gestion et des conventions sociales en une compilation, qui porte le nom provisoire de « boîte à outils ».
Les dispositifs retenus seraient applicables aux 35 000 salariés. Sous réserve d’adaptations aux situations locales. Et ce pour une durée de trois ans, la direction voyant une sortie de crise à l’horizon 2012. Ainsi, le poste partagé par deux personnes, ce qu’on appelle « travail en brigade » dans le jargon Snecma, pourrait être utilisé, si besoin, dans d’autres filiales. En fait, deux salariés partagent un même poste, à raison de trois jours chacun (soit 60 % du temps de travail), tout en étant rémunérés à hauteur de 80 % de leur salaire.
Les aides à la création d’entreprise ou au développement de projets personnels, inégalement distribuées, entreraient aussi dans la liste des dispositifs à généraliser. Tout comme les congés sabbatiques aidés, ou encore le temps partiel aidé pour les seniors, qui fait déjà l’objet d’un accord chez Snecma. La future « boîte à outils » contiendra également des mesures liées à la gestion des congés : prélèvement sur le compte éparge temps, voire prise anticipée de congés, en fonction de la fluctuation du carnet de commandes. Enfin, la mobilité géographique et interfiliales fera partie de la panoplie anticrise. Le projet, qui insiste sur le volontariat, doit encore être discuté avec les syndicats. Certains d’entre eux se montrent plutôt favorables à la démarche.
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