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Syndicaliste à vie, c’est fini

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Représentativité syndicale

Syndicaliste à vie, c’est fini

La loi de 2008 sur la représentativité fragilise les carrières syndicales. Des militants recalés doivent reprendre un poste après des années de rupture. Les grands groupes s’en préoccupent.

06/10/2009 Liaisons Sociales Magazine, octobre 2009

 

Cruelles élections ! En mars, il a manqué… 57 voix à la CFTC pour passer la barre des 10 % à BNP Paribas. Quelques bulletins qui valent de l’or. Outre sa représenta­tivité, le syndicat y a perdu 6,5?postes de permanents nationaux, des locaux et une subvention annuelle de 45 000 euros. Potentiellement, pour l’instant. Car le syndicat attend ces jours-ci le jugement du tribunal de grande instance de Paris, qu’il a saisi pour contester sa perte de représentativité. Mais quoi qu’en disent les juges, le mal est fait : la CFTC s’est déjà vidée d’une partie de ses militants. « Le reclassement des provinciaux s’est plutôt bien passé. Mais pas celui des Parisiens. Ils étaient permanents depuis très longtemps et n’ont pas retrouvé de poste », explique Daniel Villard, ­délégué syndical national adjoint. Pour neuf quinquas franciliens, le militantisme s’est achevé par une rupture conventionnelle, avec indemnités légales, conventionnelles et prime de fin de ­carrière à la clé. Et vive la préretraite Assedic !

À?la SNCF aussi, les élections professionnelles du printemps ont fait des dégâts. Pas à la CGT qui, avec 39 % des voix, a même vu le nombre de ses permanents officiels passer de 45 à 51. Des « agents en service libre » qui comptent, dans leurs rangs, un certain… Bernard Thibault. Principale victime du scrutin : la CFE-CGC. N’ayant franchi le seuil des 10 % dans aucun des 27 établissements, elle a perdu ses neuf postes de permanents. Des militants à qui la direction avait donné six mois, jusqu’au 1er octobre, pour retrouver une affectation. « Les cas sont traités individuellement. Mais, à la mi-septembre, rien n’était encore réglé », dénonce Philippe Francin, secrétaire général adjoint de l’organisation.

À 50 ans, cet ancien conducteur de TGV, qui a perdu son habilitation, n’entend pas reprendre les commandes d’un train. « Quand on a négocié à armes égales avec des dirigeants et côtoyé des ministres, on a envie d’autre chose », plaide-t-il. Engagé dans une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE) à l’université de Reims, ce syndicaliste ambitionne de se lancer dans le conseil en formation. Pour peu que sa direction accepte sa proposition de rupture conventionnelle, moyennant gros chèque.
(…)

 

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