En matière de retraite, l’emploi des seniors n’est pas le seul problème à résoudre. Celui des jeunes va se poser également, comme en témoignent ces deux études. Durée de scolarisation croissante et difficulté d’insertion sur le marché du travail obligent, les durées d’emploi à 30 ans ont en effet sensiblement diminué au fil des générations. Cette baisse est en moyenne de 2,6 années entre les personnes nées entre 1934 et 1943 et celles nées entre 1964 et 1973, et concerne tout particulièrement les moins qualifiés.
Résultat : cette évolution se reflète dans les droits à la retraite accumulés. En moyenne, le nombre de trimestres validés avant 30 ans au titre de l’emploi, mais aussi de périodes d’insertion ou d’inactivité (allocation vieillesse des parents au foyer,) a baissé de sept trimestres entre les générations 1950 et 1970, passant d’un peu moins de 40 trimestres à un peu plus de 30 trimestres (hors service militaire et majorations de durées d’assurance). Cette baisse est plus prononcée pour les ouvriers que pour les cadres, du fait de leur plus grande difficulté d’insertion.
Ainsi, la différence entre les catégories socioprofessionnelles en terme de trimestres validés s’est réduite. Le recul des âges moyens de première validation est moins rapide pour les cadres que pour les ouvriers. L’écart, qui était de 2,5 ans pour la génération 1950 et reflétait la longueur des études, s’est réduit à 1,5 an pour la génération 1970.
De même, alors que les hommes cadres de la génération 1950 avaient validé à 30 ans 15 trimestres de moins que les ouvriers (12 trimestres pour les femmes), l’écart n’est plus que de dix trimestres (huit pour les femmes) pour la génération 1970. Or, dans le même temps, les écarts d’espérance de vie entre catégories sociales ne se réduisent pas, au contraire, souligne l’étude. « Ces évolutions, à rebours des tendances passées, rendent plus que jamais nécessaire l’attention portée aux débuts de carrière et à l’insertion des jeunes, notamment des moins qualifiés, sur le marché du travail », conclut-elle.
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Le cadre légal de la prévoyance est en perpétuel mouvement. Dans l’attente d’une circulaire de la Direction de la sécurité sociale, ce Numéro juridique est conçu comme un guide à la fois simple et pratique sur la prévoyance. Notre objectif ? Que la mise en place et la modification de vos régimes ne soient plus un parcours du combattant, mais un parcours de santé, ce qui est bien normal s’agissant de la prévoyance.
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