Selon l’enquête annuelle* menée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), 68 % des 4 000 jeunes diplômés de niveau bac + 4 et plus interrogés au printemps 2009 déclarent occuper un emploi, huit mois après leur sortie du système éducatif, soit neuf points de moins que ce qui avait été observé pour la promotion 2007. Cette tendance défavorable est confirmée par la régression du volume d’offres publiées par l’Apec ouvertes aux débutants (-8 % entre janvier et août 2009).
En affichant des taux d’emploi supérieurs à 80 %, les filières “informatique, télécommunications” et “médical, social” tirent cependant leur épingle du jeu, suivies de la discipline “gestion, comptabilité, ressources humaines” (69 %), qui bénéficie des besoins des entreprises dans le secteur de l’audit et des ressources humaines, et de la discipline “agronomie, environnement écologie”, du fait du « renforcement des effectifs dans l’industrie agroalimentaire, et, dans une moindre mesure, des premiers effets générés par les mesures du Grenelle de l’environnement. »
En 2009, le BTP est la filière qui connaît la plus importante chute de son taux d’emploi (-28 points).
La forte baisse de l’activité industrielle et la crise financière internationale se répercutent également sur le taux d’emploi des ingénieurs (-18 points) et sur celui des diplômés de la filière “finances, banque, assurances”, qui ne sont que 64 % à avoir trouvé un emploi, contre 83 % l’an passé. Ce sont, dorénavant, les écoles de commerce et de gestion qui enregistrent le meilleur taux d’insertion (73 %), suivies des écoles d’ingénieurs (72 %). Les universités sont sensiblement moins bien loties (61 %) et occupent toujours la troisième place.
Pour les jeunes diplômés qui ont signé un contrat, la durée médiane de recherche (un mois) reste peu élevée. Pour autant, les conditions d’embauche de la promotion 2008 sont moins favorables que celles de la génération précédente. La part des CDI chute, ainsi, de sept points et la proportion de jeunes accédant au statut cadre régresse de six points.
Enfin, le salaire médian a diminué de 3,4 % et la proportion de jeunes diplômés estimant que leur poste correspond à leurs qualifications est passée de 70 % à 65 %.
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Les jeunes estiment que l'intérim est un vecteur d'insertion professionnelle
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- Quand peut-on recourir au travail temporaire ?La loi fixe une liste limitative de cas de recours dont les plus fréquents sont le remplacement d'un salarié et l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise utilisatrice.
- Quels contrats signer ? Une relation triangulaire s'établit entre l'ETT, le salarié temporaire et l'entreprise utilisatrice à travers la conclusion de deux contrats : le contrat de mise à disposition et le contrat de mission.
- Quel statut pour le salarié temporaire ? Salarié de l'ETT, le salarié temporaire bénéficie d'une situation comparable à celle des salariés de l'entreprise utilisatrice, notamment en matière de rémunération et de conditions de travail.
Ce numéro juridique revient en détail sur le principe de non-discrimination. L’âge figure parmi
ces discriminations interdites : il ne peut apparaître comme critère lors de la procédure de
recrutement, ainsi l’auteur de la discrimination peut être sanctionné pénalement.
Sont ensuite abordés les contrats et aides facilitant l’embauche du senior ainsi que la gestion de
sa carrière autour de deux axes : préparer la deuxième partie de sa carrière et aménager sa fin de
carrière.
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