Comment les collégiens voient-ils l’entreprise ? Comment parlons-nous, en famille, de notre travail à nos ados ? Contribuons-nous à noircir un tableau qui n’est déjà pas brillant ? « Les jeunes ont souvent une vision très noire des entreprises, constate Pierre Kosciusko-Morizet, P-DG de PriceMinister et membre de l’association 100 000 Entrepreneurs.
Ils les perçoivent à travers la télévision. Ils n’ont pas conscience que derrière les services qu’ils consomment il y a des gens qui les produisent. » D’après le dernier « Indice de confiance des jeunes » publié par La Poste, 57 % des jeunes Français ne font pas confiance aux entreprises,
et 68 % aux dirigeants d’entreprise ! À première vue, donc, le désamour est réel. Mais, en voulant en explorer les causes, nous découvrons un paysage beaucoup plus complexe et en pleine évolution. L’entreprise a aujourd’hui sa place dans les enseignements du collège. Toutes les initiatives lancées depuis dix ans pour remédier à la piètre image qui collait au monde professionnel dans l’enseignement portent leurs fruits.
À la question : Qu’est-ce qu’une entreprise ? les adolescents que nous avons rencontrés sont capables de répondre, au minimum, qu’il s’agit d’une structure dirigée par un patron, composée de salariés et qui produit des biens ou des services. Tiphaine, 14 ans, propose même une vision étonnamment solidaire : « Une entreprise, c’est une communauté où l’on travaille tous ensemble, où l’on s’entraide. »
Le travail peut ainsi apparaître sous son meilleur jour, comme en témoigne Marc Flécher, proviseur d’un lycée professionnel et président d’Entreprendre pour apprendre : « Les jeunes n’ont pas besoin de longs discours pour comprendre l’intérêt des mini-entreprises à l’école. Ils assument vite leur mission, s’investissent beaucoup. La valeur travail prend tout son sens, surtout dès qu’ils voient le premier euro arriver sur le compte de leur entreprise. Là, c’est le bonheur ! »
Et, en famille, quels parents travailleurs sommes-nous ? « Assez négatifs dans l’image du travail que nous donnons, répond Delphine Saulière, rédactrice en chef adjointe d’Okapi. A priori, les ados pensent que c’est le bagne. Après un stage, ils sont surpris du plaisir que l’on peut trouver à travailler, que le travail est aussi un lieu de vie, où l’on échange et débat. »
De la lucidité au plaisir, la pédagogie autour du travail est un art effectivement délicat. Et indispensable. En classe comme à la maison.
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Lire la première partie de l'enquête en pdf : Le travail raconté aux ados
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Outil de travail indispensable, le Mémo social 2011 couvre en un seul volume l'ensemble de la réglementation en l’étayant par la jurisprudence la plus récente. Il aborde de façon exhaustive tous les aspects du droit social, qu’il s’agisse des relations individuelles et collectives de travail, de la formation professionnelle, du dialogue social, de la sécurité sociale, de la retraite…
C'est d'abord au législateur qu'il appartient de déterminer comment promouvoir la diversité ; c'est ensuite aux partenaires sociaux d'inventer les moyens d'assurer concrètement à tous les salariés leur place dans la communauté professionnelle, au-delà de leurs différences.Mais le droit du travail doit aussi beaucoup, ici comme ailleurs, à la Cour de cassation, comme le démontrent les derniers arrêts rendus le 8 juin 2011 en matière d'égalité de traitement entre salariés appartenant à des catégories professionnelles différentes.
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